Glossaire botanique

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Petit glossaire des termes botaniques

Ce glossaire regroupe les termes utilisés dans le knol « familles botaniques« , dans les différentes fiches plantes et dans le knol « plantes, beauté, santé« 

angiospermes

C’est le groupe important des plantes supérieures, plantes à fleurs, caractérisées par la possession d’un ovaire comprenant un ou des ovules. Ces ovaires, lorsqu’ils sont fécondés par le pollen issu des étamines (organes mâles de la plante), deviennent des fruits renfermant une ou plusieurs graines.Le mécanisme de la fécondation chez les angiospermes est unique dans le monde vivant, il s’agit d’une double fécondation : chacun des deux gamètes mâles apportés par le pollen s’unissant à types de cellules distinctes de l’embryon pour donner naissance aux deux parties de l’oeuf  (oeuf embryon et oeuf albumen)

arille

Arille vient du latin arillus ou grain de raisin.C’est une production d’origine tégumentaire, se développant après la fécondation et ayant valeur d’enveloppe.Cette production se constitue au niveau de la graine ou autour d’elle, l’enveloppant totalement. L’exemple le plus classique est celui de la graine d’if.

bois

Le bois ou corps ligneux est la tige des arbres (excepté la moelle et l’écorce) C’est le tissu conducteur de la sève brute.L’écorce, couche extérieure de la tige enveloppe comme d’un étui le bois. Elle-même est composée de plusieurs couches dont la couche subéreuse (qui est de la nature du liège) située juste en-dessous de la surface de l’écorce. Sur une coupe transversale de bois, on observe les anneaux successifs qui se forment lors de la croissance de l’arbre.

bourgeon

Les bourgeons se développent normalement à l’aisselle des feuilles ; ils peuvent être considérés comme des embryons. On distingue plusieurs types de bourgeons en fonction de leur position : le bourgeon terminal qui se situe au sommet de l’axe, les bourgeons latéraux, etc.
On les distingue également en fonction de leur devenir :  les bourgeons à bois deviennent des rameaux feuillés, les bourgeons à fleurs engendrent des rameaux fleuris et les bourgeons mixtes génèrent des feuilles et des fleurs.

bractées

sur les photos, certaines bractées sont colorées en rouge pour les indiquer

Les bractées sont les feuilles plus ou moins modifiées comme couleur ou comme forme (elles peuvent être membraneuses, écailleuses ou filiformes) qui avoisinent ou entourent les fleurs d’une plante. Les bractées ressemblent souvent à des pétales et on peut facilement les confondre.Chez les composées (Asteraceae), elles peuvent être nombreuses et constituer un involucre, sorte de verticille situé à la base de la fleur isolée ou de l’inflorescence.

bulbe

Certaines plantes possèdent un organe de réserves, généralement souterrain, appelé bulbe. Sa tige, très courte, aplatie, supporte un ou plusieurs bourgeons. Il développe vers le sol des racines adventives (supplémentaires).les bulbes peuvent être :
– écailleux comme chez le lys
– tuniqués, chaque feuille entoure totalement celle qui est au-dessous comme chez l’oignon
– solide, il s’agit alors d’une tige épaisse et courte entourée, seulement à sa base par quelques écailles comme chez le colchique ou le safran.
Les bulbilles sont des organes qui assurent le bouturage naturel chez certains végétaux. Ils sont de nature assez différente :
– petits bulbes qui se développent à la place des fleurs sur des ombelles comme l’ail,
– bulbilles se développant à l’aisselle des feuilles de la tige
– petits bourgeons souterrains bulbeux.

carpelle

Chez toutes les plantes à ovules, ceux-ci sont portés par ou enclos dans des feuilles spécialisées à vocation femelle : les carpelles. Chez les angiospermes, les carpelles de chaque fleur sont plus ou moins soudés entre eux et l’ensemble est fermé et constitue le pistil, organe femelle de la plante comprenant ovaire, style et stigmate. Chez les gymnospermes, l’unique carpelle de chaque fleur reste largement ouvert, avec les ovules posés dessus.

conifères

Important groupe d’espèces ligneuses ( très exceptionnellement herbacées) constituant la quasi totalité du monde des gymnospermes (dont la graine est nue, non contenue dans un ovaire fermé).
Ils sont caractérisés par  :
– des feuilles simples, en aiguilles ou en écailles (aciculaires)
– des fleurs unisexuées et groupées séparément par sexe
– des fleurs femelles en cône à ovules puis graines nues
– une sécrétion de résine.
Environ 12 espèces habitant l’Europe orientale, l’Asie tempérée, l’Amérique du Nord.
Les différents genres de conifères :
– Taxus, comprenant très peu d’espèces et dont le pricipal représentant est l’if
– Junipérus
– Cupressus dont les feuilles sont en forme d’écaille et non d’aiguilles, son principal représentant est le cyprès.

cultivar

Cette abréviation française de “cutivated variety” ne désigne pas toute plante cultivée, elle ne s’applique, en théorie, qu’aux très nombreuses nouvelles variétés obtenues par sélection ou hybridation et propagées par les sélectionneurs sous forme de graines ou par multiplication en conservant leurs caractères propre.
Il existe des cultivars dans tous les domaines : plantes ornementales, fruitières, médicinales, sylvicoles.

épillets

Ce terme désigne chaque élément constitutif d’un épi composé de graminées ou Poaceae. Sur l’axe court d’un épillet s’insèrent successivement deux glumes, puis un nombre variable de fleurs selon genre de Poaceae considéré. Chaque fleur comprend des verticilles reproducteurs et des pièces scarieuses protectrices.

étamines

Unité de l’organe mâle de la fleur, constituée d’une partie en général filiforme : le filet, se prolongeant à l’extrémité supérieure par l’anthère : partie renflée, produisant le pollen. C’est la dissémination du pollen sur les organes femelles de la plante lorsqu’elle est hermaphrodite, ou sur les plantes femelles lorsque les fleurs sont dioiques qui assure la fécondation. Le pollen peut être disséminé par le vent et les insectes. L’anthère,  est un petit corps de forme variable qui termine l’étamine. L’anthère, partie essentielle de l’étamine contient le pollen, ou poussière fécondante, dans une ou deux cavités nommées loges.

feuille

Organe végétatif composé du limbe, partie élargie et mince munie de nervures saillantes, et du pétiole, partie rétrécie, généralement courte qui s’insère sur la tige.
Le pétiole manque aux feuilles dites sessiles.
La diversité morphologique des feuilles est considérable. Elles peuvent posséder ou non des annexes : ligule, stipules, gaine, ochréa.
stipules : feuilles accessoires qui accompagnent les feuilles chez un grand nombre de plantes.
En général, il existe deux stipules qui naissent de caque côté de la feuille et sont insérées au même niveau. Les stipules sont libres ou soudées sur une étendue variable avec le pétiole. Les feuilles pourvues de stipules sont en général pétiolées. Les stipules peuvent être engainantes, soudées par leur bord en contact lorsqu’elles sont voisines.
La disposition des feuilles sur la tige se fait selon de savantes géométries :  feuilles alternes, opposées, opposées décussées, etc.
Les feuilles peuvent être persistantes ou caduques.
Dans les feuilles composées, on appelle foliole chacune des divisions de la feuille ressemblant elle-même à une feuille. Mais Il n’y a pas de bourgeons axillaires à la base des folioles.

fleur

La fleur se compose de pièces protectrices et de pièces fertiles, mâles (étamines) et (ou) femelles (pistil). Les pièces florales ne sont que des feuilles plus ou moins transformées. Les sépales sont des feuilles modifiées, disposées en verticille (c’est à dire en cercle sur un même plan autour d’un axe),  constituent le calice de la fleur ou enveloppe florale externe. Certaines plantes n’ont pas de pétales (apétales) mais que des sépales.
Les mécanismes de la floraison sont complexes. Certains végétaux ne fleurissent qu’une seule fois comme les plantes annuelles, d’autre peuvent fleurir à plusieurs reprises et même plusieurs fois par an (bisannuelles).

fleurs à symétrie bilatérale

Les fleurs à symétrie bilatérale sont toutes celles qui ne se superposent pas à elles-mêmes par rotation autour de leur avec central.Elles comprennent
– des fleurs irrégulières à deux ou trois lèvres qu’on pourrait parfois presque prendre pour des fleurs à symétrie axiale
– les papilionacées : les cinq pétales de la fleur sont bien différenciés, l’un est recouvrant, deux autres sont libres et latéraux, les deux derniers sont inférieurs
– les orchidacées : cinq pétales occupent le haut de la fleur comme un casque, le sixième est élargi et forme une large lèvre
– les fleurs en tubes, déformées comme des cors de chasses
– les fleurs des composées, souvent apparemment à symétrie axiale comme la marguerite ou le pissenlit, mais donc chaque petite fleur composant l’inflorescence peut avoir différents types de symétrie : les fleurs jaunes en tube du coeur de la marguerite sont à symétrie axiale, les fleurs périphériques (pétales blancs) sont à symétrie bilatérale.
fleurs avec pédoncules

Dans les inflorescences avec pédoncule, les fleurs sont insérées sur la tige par l’intermédiaire d’une petite tige appelée pédoncule. Lorsque le pédoncule lui-même se ramifie, les ramifications secondaires ou tertiaires prennent le nom de pédicelles.
La plus remarquable est l’ombelle, caractéristique des ombellifères ou Apiaceae. Les pédoncules floraux y partent tous d’un même point et les fleurs s’épanouissent à peu près dans un même plan. Lierre, Primevère officinale, Allium, cigüe, angélique, etc..
fleurs sans pédoncules

Chez les inflorescences sans pédoncules, les fleurs sont implantées directement sur la tige.
L’une de ces inflorescence, le capitule est caractéristique d’une des famille la plus nombreuse : les Composées ou Asteraceae.
Un capitule  se compose d’une réunion de fleurs sans pédoncule ou presque (sessile) disposées en une sorte de petite tête plus ou moins sphérique, sur un réceptacle commun qui est un pédoncule (support ou queue de la fleur ou d’un ensemble de fleurs) élargi en plateau . La marguerite et le pissenlit sont des capitules. L’edelweiss est un capitule de capitules.

fruit

Le fruit est le résultat de la fécondation de l’ovaire par le pollen. on lui donne le nom de fruit lorsqu’il a atteint sa maturité. Il dérive donc strictement des parties femelles de la fleur.
Le fruit renferme autant de graines que l’ovaire renfermait d’ovules.
La diversité des fruit est considérable et leur classement botanique se fait essentiellement à partir des observations suivantes :
– position infère ou supère de l’ovaire
– structure intime de l’ovaire.
Le fruit mûr se compose d’un ou plusieurs carpelles libres ou soudés.Il peut être ligneux, sec s’ouvrant ou ne s’ouvrant pas à maturité, charnu, simple ou multiple. Un fruit sec peut sembler charnu comme le fruit de l’if, parce qu’il est entouré d’une sorte d’appendice charnu, l’arille, qui n’est pas le fuit lui-même. Un fruit sec multiple comme la fraise peut sembler simple et charnu car les petits fruits sont disposés sur le support charnu que l’on mange mais qui n’est pas le fruit.

fruit charnu

Chez certaines fleurs, la paroi de l’ovaire, après la fécondation se développe énormément, devient charnue, plus ou moins juteuse et parfois comestible.
Attention, il ne faut pas confondre les fruits charnus et les réceptacles charnus (induvie) de certains fruits secs comme la fraise…même si il sont aussi bons à manger.
Drupe : fruit composé d’un seul carpelle, charnu à sa paroi externe et ligneuse à sa partie interne (cerise par exemple)
Baie : Fruit simple, mou, charnu, sans noyau, en général succulent, contenant une ou plusieurs graines et ne s’ouvrant pas spontanément à maturité. Exemples : datte, tomate, banane, pommes, groseilles, raisin.
Fruit pommacé : l’ovaire et son réceptacle floral se développent en même temps, il en résulte un fruit à pépins dan sa partie centrale (baie) et un faux fruit en périphérie (ex : pomme, coing)
La pulpe est  la partie tendre et charnue des fruits et de certains légumes.

fruit sec

Fruits secs s’ouvrant à maturité (déhiscents) ou non (indéhiscents), à une ou plusieurs loges, à graine adhérente ou non.
La paroi (péricarpe) du fruit sec peut être lignifiée donc très dure, on l’appelle alors coque (ex : noix, noisettes). Par extension, on nomme aussi coque la paroi rigide de certains fruits charnus comme le litchee par exemple.Selon le nombre de carpelles, la forme des fruits et le mode de déhiscence, on distingue :
• L’akène, fruit sec, ne s’ouvrant pas à maturité (indéhiscent) et contenant une seule graine. Le péricarpe n’adhère pas à la graine. Les graines des Reines-marguerites, ainsi que toutes celles des plantes de la famille des asteraceae et des Lamiaceae par exemple sont des akènes (érable, noisette, pissenlit, etc.).
• Le caryopse, lui, est un fruit sec à une seule loge, renfermant une graine intimement soudée avec le péricarpe comme par exemple les grains de blé, de seigle ou de maïs. C’est le type de fruit très original, typique de la famille des poaceae.
• Les samares, fruits secs, membraneux, indéhiscents (qui ne s’ouvrent pas spontanément à maturité) à loges monospermes prolongées en ailes membraneuses (fruit de l’orme ou de l’érable)
• les siliques, beaucoup plus longues que larges, fruits des plantes de la famille des brassicaceae anciennement nommées crucifères et de quelques papaveraceae. On pourrait confondre les siliques avec une gousse mais leur organisation est très différente, les deux parties s’ouvrant mais les graines restant implantées sur une fausse cloison (colza).La silique est un fruit libre, sec, capsulaire, à deux carpelles soudées, déhiscents latéralement (qui s’ouvrent latéralement à maturité pour libérer les graines). Les graines sont insérées dans des loges. Lorsque la partie dorsale de de chaque carpelle se détache, les graines restent attachées aux placentas qui constituent avec la commissure des carpelles une sorte de chassis qui persiste.
• les capsules, fruits secs qui s’ouvrent à maturité (déhiscent) en une ou plusieurs loges. Souvent, les ouvertures d’une capsule sont réduites à de simples trous ou pores, à des fentes, à de petites valves ou à des sortes de battants. Le pavot est l’exemple type de la capsule.
• les follicules, sortes de petits sacs qui ne laissent s’échapper les graines que par une seule fente (ex : pivoine ou hellébore)
• les gousses, qui s’ouvrent à maturité en deux valves (petit pois ou haricot), on appelle gousse leur paroi externe (péricarpe)
• les pyxides, de forme sphériques qui s’ouvrent par une fissure équatoriale, les deux hémisphères se disjoignant (jusquiame, mouron).
Certains fruits secs ( comme les fruits du pissenlit représentés sur la photo) portent des aigrettes, faisceaux de poils ou de soies qui facilitent leur dispersion.

herbacé

Tout ce qui a la consistance de feuilles molles est dit herbacé. La plupart des plantes herbacées sont des plantes annuelles ou à tiges annuelles qui ne vivent pas assez longtemps pour devenir ligneuses. Certaines espèces annuelles dans des pays où elles sont soumises aux intempéries et à la gelée sont vivaces et deviennent ligneuses sous des climats plus chauds.Tout possesseur d’un jardin peut voir des habituelles herbacées, lorsque le climat est clément plusieurs années de suite, se lignifier.

latex

Émulsion sécrétée par certaines plantes et ayant souvent un aspect laiteux. Il apparaît accidentellement ou lors d’entailles provoquées lors de leur exploitation par l’homme. Composé de 50 o 80% d’eau, le latex est riche en divers composés organiques (amidon, hydrocarbures, alcaloïdes). Sa couleur, blanche le plus souvent comme chez le pissenlit et les euphorbes, peut être parfois vivement colorée, en orange par exemple pour la chélidoine. Il est localisé dans des cavités spéciales.Le latex de l’hévéa est à l’origine de la préparation du caoutchouc.

lichen

Lichen vient du grec “leikhen”, lécher, à cause du thalle appliqué sur le support comme s’il le léchait. Ce végétal  résulte de la symbiose entre un partenaire chlorophyllien comme une algue ou une cyanobactérie et un champignon. De nombreuses espèces de lichens sont sensibles aux polluants atmosphériques et on les utilise comme “clignotants biologiques”. Qui n’a pas remarqué la différence d’aspect des troncs d’arbre sur les quais de la Seine et en pleine campagne !

ligneux

Ligneux signifie qui est de la nature du bois, qui a la consistance solide du bois. Le terme s’oppose à herbacé, qui a la consistance des herbes ou tiges annuelles. La tige d’un végétal ligneux commence par être herbacée au début du développement. Une tige ligneuse est constituée de cellulose et de diverses matières incrustantes, résines ou autres.Les végétaux ligneux peuvent être rampants, grimpants arbustifs ou dressés.Quelques formes caractéristiques de végétaux ligneux :
• lianes ou tiges sarmenteuses : tiges ligneuses qui atteignent une grande longueur par rapport à leur diamètre et constituent des lianes qui trouvent appui sur des arbres voisins. Ces tiges sarmenteuses se soutiennent, soit en s’enroulant elles-mêmes autour des autres tiges (chèvrefeuille) , soit au moyen de crampons de diverses natures (vigne, clématite, salsepareille)
• arbustifs ou dressés
• Houppier : ensemble des ramifications portées par le tige d’un arbre au-dessus du fût (fût : partie du tronc d’un arbre dépourvue de rameaux).

Palmiers

La royale famille des palmiers, serait composée, selon Linné, des “princes du monde végétal“.
Ces dômes feuillés qui se balancent sur des tiges flexibles ou dressées comme les colonnes d’un temple grec se retrouvent dans les contrées tropicales du monde entier. Symboles de pays chauds, ils marquent, bien que peu nombreux, la végétation tropicale de leur aspect typique.
Caractères généraux : ligneux arborescents, feuilles en général profondément découpées et armées d’épines, disposées en un large bouquet au sommet de la tige, tronc élevé, très rarement ramifié. Fleurs nombreuses et petites par rapport à la dimension de la plante.Ils peuvent se développer, dans les forêts comme des lianes gigantesques (parfois de plus de 200m de long) portant des épines sur leurs feuilles engainantes. La tige résistante et souple de ces lianes constitue le “rotin” matériau de base de meubles légers (Calamus, Daemonorops, Plectomania )  : il en existe des centaine d’espèces, toutes espèces originaires du sud-est asiatique.
Les feuilles sont dispersées au long du tronc chez les palmiers grimpants et groupées au sommet chez les espèces arborescentes.
La famille, très nombreuse, regroupe probablement plus de 4 000 espèces dont certains ont une grande importance économique tels le palmier à huile (Elaeis guineensis), le corozo (Corozo oleifera), l’aréquier (Areca catechu ) qui donne la noix d’arec employée dans la confection des chiques de bétel, employées par une grande partie de l’Asie, les dattiers (Phoenix dactylifera), les Borasus, les Raphia dont les jardiniers apprécient les feuilles découpées (Raphia ruffia de madagascar) et qui donnent aussi le vin de palme (R.hookeri). Chez presque tous les palmiers, la jeune pousse (le coeur de palmier) est comestible. La nervure médiane des feuilles sert de mât aux bateaux indigènes des côtes de l’Afrique occidentale. Dans l’est de l’Indonésie et en Nouvelle-Guiné la matière première de la nourriture, des vêtements et de la construction était fournie par les sagoutiers (Metroxylon) ; le sagou est une farine contenu dans le stipe. Le Roystonea regia borde les avenues du midi de l’Europe sous le nom de “palmier royal”. les fruits d’Hyphaene thebaica sert d’ivoire végétal depuis le temps des pharaons. Le doum (Chamaerops humilis) est le seul palmier européen.Les Nypa poussent immergés dans les mangroves. Les cocotiers, sont originaires d’Amérique du sud ; Cocos nucifera semble être originaire du sud-est de l’Asie tropicale : on en tire une fruit, de l’eau de coco, du lait de coco, des fibres qui servent dans la confection de tapis, chapeaux etc.

pubescent

Couvert de poils. Ces poils peuvent être rares ou serrés, cours ou longs, gros ou fins, soyeux ou piquants ou encore urticants comme ceux de l’ortie.

racines

Les racines sont la partie souterraine des plantes.
Leurs rôles essentiels sont la fixation de la plante dans le sol et son approvisionnement et eau et en substances minérales ou organiques dissoutes (sève brute). En général elles on tendance à se développer vers le bas en s’enfonçant de plus en plus profondément dans le sol. Certaines racines forment des drageons capables de produire de loin en loin un bourgeon générateur d’un individu nouveau (ex : framboisier ou églantier).
Au moyen âge, les alchimistes se disputèrent , durant une bonne centaine d’années, au sujet de leur date optimale de récolte des racines :  printemps ou automne ?Il semble bien que les racines des plantes annuelles ou bisannuelles doivent se récolter en automne, celles des plantes vivaces, au printemps, celles des plantes bulbeuses en toute saison et les racines tuberculeuses à l’époque où elles ont atteint leur plein développement, les racines fibreuses se récoltent à la fin de l’automne.Il faut choisir des racines bien nourries, saines et flexible ce qui indique qu’elles possèdent toute leur sève. Au printemps, il ne faut pas attendre qu’elles aient poussé trop de feuilles. Et surtout n’arrachez pas les racines des plantes protégées.

rhizome

Le rhizome est la partie souterraine d’une tige, il est généralement renflé et gorgé de réserves nutritives. Il émet avec le temps des pousses aériennes et des racines. (curcuma, gingembre, sceau de Salomon).
Les rhizomes se récoltent en général en été car la souche offre des bourgeons arrivés à maturité. Il est en général aisé de reproduire la plante à partir de ses rhizomes : plantez-les, recouvrez d’un peu de terre, arrosez. Si c’est une plante tropicale (gingembre, galanga) pensez à bassiner et à vaporiser de 1 à 3 fois par semaine selon la saison.

sessile

On appelle sessile les organes de plantes privés de support particulier :feuille sans pétiole, fleur sans pédoncule, pétale sans onglet.
Par opposition : non sessile : feuille avec pétiole, fleur avec pédoncule, pétale avec onglet.

stolonifère

Capacité de certaines plantes à émettre des stolons : rejet rampant qui émet des racines et peut donner une nouvelle plante : fraisier, bugle. Les stolons sont des tiges rampantes et radicantes ( qui émettent des racines). Ils naissent à la base des feuilles au niveau de leur aisselle, surtout lorsque les entre-noeuds de ces tiges rampantes persistent plus d’une année. Les stolons qui se détruisent après l’enracinement des rosettes, chez les fraisiers par exemple, s’appellent des coulants.
Une plante stolonifère est une plante qui développe des stolons.

téguments

Les téguments sont des organes qui en protègent d’autres en les recouvrant.
– Les bractées, les sépales et les pétales sont les téguments floraux, protégeant les étamines et les carpelles
– Le péricarpe constitue la partie du fruit qui entoure les graines
– périsperme ou tégument de la graine, mais par abus de langage, on nomme téguments de la graine l’épisperme alors qu’il fait partie de la graine et renferme l’amande.
Se dit d’une membrane différenciée recouvrant un organe (les téguments de l’ovule deviennent les téguments de la graine, et les téguments de l’ovaire deviennent les téguments du fruit).

tépales

Le périanthe d’une fleur regroupe l’ensemble des enveloppes florales, calice et corolle. Ces expressions sont surtout employées dans l’embranchement des monocotylédones, le calice et la corolle présentant l’aspect d’une enveloppe unique, pétaloïde.
Les monocotylédones se caractérisent en particulier par :
– un embryon à un seul cotylédon (une seul feuille primordiale)
– une tige et une racine en général dépourvues de formations secondaires
– une feuille presque toujours à nervures parallèles.

thalle

Appareil végétatif des végétaux inférieurs qui ne sont pas vascularisés et sont dépourvus de tiges, de feuilles et de racines. Thalle à une seule cellule (cyanobactéries), thalle constitué d’une file de cellules, thalles des champignons, thalles d’algues, thalles de lichen.

tige

La tige constitue l’axe ascendant  plus ou moins ramifié de la plante.Elle peut être aérienne ou souterraine, pleine ou creuse, dressée ou rampante.
La tige développe des bourgeons susceptibles d’évoluer soit en pousses qui donneront naissance à des fleurs et des fruits soit en ramifications qui porteront ou non des fleurs et des fruits. Certaines tiges, avec le temps, en se lignifiant, deviennent des troncs.
La section de la tige peut être aplatie, circulaire, triangulaire ou carrée. Sa surface peut être cannelée, verruqueuse, poilue, ou épineuse, etc.

Extrait du CD-Rom « Secrets de Plantes », réalisé par Maryvonne Pellay