Familles botaniques

Citation
, XML
Auteurs

Abstract

La classification botanique permet de mettre en ordre nos connaissances du monde végétal. Linné et Jussieu en ont été les principaux artisans. La notion de famille botanique est toujours en vigueur, même si quelques querelles d’orthographe ont sévi et que les critères en ont été affinés. Elle représente le pilier de toute flore pour permettre d’identifier une plante que l’on cueille ou de classer une nouvelle espèce.

La classification en botanique repose sur un certain nombre de critères observables qui permettent d’identifier une plante (nous parlerons ici des plantes sexuées). L’espèce regroupe des d’individus qui peuvent, par fécondation, produire des individus fertiles, la variété est une modification de l’espèce produite par des circonstances extérieures ou par des croisements, le genre est une réunion d’espèces ayant entre elles une ressemblance frappante dans l’ensemble de leurs organes, la famille est la réunion de genres qui ont beaucoup de points de ressemblances et la classe est une réunion de familles qui offrent un caractère très important en commun.

Liste et définition des familles
(la liste est celle correspondant aux plantes médicinales citées dans le knol plantes, santé, beauté)
Les termes botaniques utilisés sont définis dans la fiche « glossaire botanique »

Actinidiaceae

La famille des Actinidiaceae comprend 3 genres et 350 espèces toutes tropicales de l’est  de l’Asie au nord de l’Australie. Ce sont des arbres, des buissons ou des lianes. Les feuilles sont alternes et simples, à stipules caducs.Les fruits sont la plupart du temps des baies tendres à petites graines ou des capsules.Elle renferme les genres Actinidia, Clematoclethra, Saurauia qui sont des plantes comestibles ou ornementales.Le genre Actinidia renferme 40 espèces, indigènes en Chine: le kiwi (Actinidia sinensis) est l’espèce économiquement la plus importante, la Nouvelle Zélande en est son principal exportateur.

Algues

Les algues sont des végétaux qui habitent les eaux salées et les eaux douces. Elles sont constituées d’un thalle, leur membrane est quasi inexistante ce qui permet des échanges avec le milieu dans lesquelles elles vivent.Algues alimentaires et médicinales européennes.Les algues rouges (Rhodophyceae) sont des plantes aplaties, foliacées et très ramifiées. Les parties foliacées sont épaisses de quelques couches de cellules seulement. Les sporanges sont dispersés dans l’écorce, leurs 4 spores  en rang l’une derrière l’autre. Les cystocarpes se trouvent le long du bord; ils sont sphériques et saillants. Plusieurs espèces poussent dans les mers des régions tempérées : Palmaria palmata, Chondrus crispus, Gelidium.
Les algues vertes (Chlorophyceae) doivent leur teinte à la chlorophylle, comme toutes les autres plantes vertes. La présence d’une membrane cellulosique est caractéristique de ces algues. Leur reproduction est généralement sexuée. Les algues vertes vivent dans les eaux douces, salées ou saumâtres. Les espèces d’eau douce peuvent se rencontrer aussi bien dans les flaques d’eau temporaires pour les plus petites que dans les rivières et les lacs. Certaines algues vertes ne se développent que dans violents courants d’eau, rapides et chutes d’eau. Des espèces plus petites vivent  dans le plancton. Quelques espèces sont terrestres et se développent dans les couches superficielles du sol ou sur l’écorce des arbres. D’autres espèces vivent dans les lacs salés, où la salinité est parfois de deux à quinze fois celle des océans. D’autres encore se trouvent dans la neige, qu’elles colorent parfois en rouge, phénomène observable en haute montagne et dans les régions polaires. Il existe également des espèces parasites et des espèces vivant en symbiose avec d’autres plantes (cf. lichen). Il y a  des algues vertes qui perforent les coques de certains mollusques, tandis que d’autres vivent sur de petits animaux aquatiques sans les endommager. Les algues vertes qui vivent sur ou dans les feuilles plantes vertes sont parasites. Une espèce d’algue verte donne sa couleur aux hydres d’eau douce. Les algues appartenant aux algues brunes (Phaeophyceae),  sont exclusivement des algues marines et, comme leur nom l’indique, elles sont colorées en brun. Cette couleur, qui peut varier du vert olive au brun foncé, est due à des pigments jaunes qui masquent plus ou moins la couleur de la chlorophylle.
L’algue brune est toujours pluricellulaire. Sa structure est assez compliquée, sa taille souvent grande; ainsi, les Macrocystis peuvent atteindre une longueur d’environ 50 mètres. Ces algues ne sont pas seulement les plus grandes parmi les algues brunes, elles le sont aussi parmi toutes les plantes sans fleurs que nous connaissons. Quoi que les algues brunes vivent dans toutes les mers du monde, elles préfèrent de beaucoup les mers froides, surtout les zones littorales des régions polaires. Elles demeurent le plus souvent fixées aux rochers, sur des pierres occupant une bande littorale déterminée. Quelques espèces vivent dans la zone supérieure des marées, complètement découvertes à marée basse; d’autres vivent toujours immergées, et, entre ces deux zones extrêmes, existent encore des quantités d’autres espèces. On trouve parfois des algues brunes à des profondeurs de 10 et 20 mètres et même, dans quelques cas, d’environ 100 mètres. Ces algues sont exploitées sous le nom de “goémon”, sur la côte bretonne, de “varech” sur les côtes normandes et charentaises. Le goémon est mis en tas et donne, après putréfaction, un engrais apprécié. Jadis il était brûlé sur place, et ses cendres, traitées industriellement, servaient à l’extraction de l’iode. On extrait actuellement des algues brunes une substance, les alginates, dont on se sert pour des préparations industrielles alimentaires (glaces, entremets lactés, mousse de la bière) ou cosmétiques (savon à barbe en bombe), cette substance empêchant l’eau de former des cristaux à l’intérieur de la préparation. Au Japon, les algues brunes alimentaires sont dénommées du terme général de “kombu”.

Amaryllidaceae

Les Amaryllidaceae forment une famille tropicale et subtropicale des contrées tempérées chaudes. Certaines espèces remontent jusqu’en Grande-Bretagne et au sud de l’Amérique. Cette famille proche des Liliaceae et des Iridaceae contient environ 75 genres et 1100 espèces. La plupart possèdent un bulbe ou un rhizome plus ou moins tuberculeux. Les feuilles poussent à partir de la base de la plante. Les inflorescences sont en forme d’ombelle, bien que parfois réduites une seule fleur (Narcisse). Les fleurs, hermaphrodites, sont généralement à symétrie radiale. Ils portent dans de nombreux genres une couronne très distincte par exemple chez les Narcisses. L’ovaire infère est formé de trois carpelles soudés. Le fruit est le plus souvent une capsule et parfois une baie (Hémanthe). Cette famille a donné de nombreuses plantes ornementales et horticoles (Narcisses, Galanthes ou Perce-neige) et il en existe des milliers de variétés cultivées. Les fruits de certaines espèces sont comestibles (Getyllis, Afrique du sud), tandis que d’autres espèces fournissent des alcaloïdes intéressant la médecine.

Anacardiaceae

Anacardiaceae, de l’ordre des Rutales ou Terebinthaceae.
Cette famille, de plus de 70 genres, compte environ 600 espèces, elle est représentée dans toutes les parties chaudes de la terre et surtout en Asie tropicale. Des quantités de petites fleurs sont réunies en inflorescences. Ces fleurs plus souvent unisexuées, ont 5 sépales et 5 pétales. Le réceptacle est nectarifère. L’écorce, le bois et, d’autres parties sont particulièrement développés lorsque ces arbres sont parfois très grands (quelquefois arbustes, jamais d’herbacées). Ils croissent dans les régions littorales, et produisent une résine qui devient noire au contact de l’air. Il arrive que cette résine ait une odeur très agréable mais aussi que, dans certains cas, elle soit irritante pour la peau. La fumée des arbres brûlés peut être tellement irritante que certaines personnes particulièrement sensibles deviennent gravement malades en la respirant. En Asie tropicale, on rencontre dans les forêts des arbres, assez grands et de bel aspect, les “rengas” locaux, parmi lesquels Gluta L. et Semecarpus anacardium LJ. (l’anacardier de l’Inde). Ils sont à peu prés inutilisables comme bois de construction, si l’on ne prend pas quelques précautions. Les indigènes utilisent la résine des écorces pour préparer du vernis, de l’encre, et pour empoisonner des flèches. Mais le suc de ces arbres provoque des ampoules sur la peau, extrêmement difficiles à guérir, et qui laissent des cicatrices profondes ; les plaies peuvent même s’envenimer et donner lieu à des infections mortelles.  Même les gouttes de pluie ayant frôlé les feuilles irritent la peau. Comme on ne connaît pas la nature de leurs matières toxiques – sans doute un élément volatil chimiquement agressif – le remède n’a pas encore été découvert. Singes et écureuils ne semblent pas du tout incommodés par ces arbres dont ils mangent même les fruits, mortels pour l’homme.

Annonaceae

Famille qui produit une grande quantité de fruits comestibles d’où le nom que lui attribua Linné, “annona” signifiant “récolte”. Il en existe plus de 2 000 espèces . Sous les tropiques, les Annonaceae participent à la formation de la forêt humide : ce sont aussi bien des arbres de hauteur moyenne que des arbustes de cette savane qui brûle chaque année. Quelques espèces réussissent à se maintenir dans des régions d’une sècheresse extrême là où l’on ne trouve plus qu’une végétation maigre et brûlée : ces Annonaceae vivent entièrement sous terre, lançant à la saison des pluies,  très brève une pousse portant  fleurs et fruits qui disparait ensuite en poussière. En Asie tropicale, les Annonaceae sont des lianes, alors qu’en Amérique et en Afrique cette forme reste exceptionnelle. Dans des périodes anciennes (tertiaire),  on pouvait trouver des Annonaceae aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne ; aujourd’hui, en dehors de la zone tropicale, on n’en trouve plus qu’une vingtaine aux USA.

Apiaceae

Les Apiaceae ou Ombellifères forment une famille caractérisée par la structure en ombelle de ses inflorescences. Cette large famille est composée d’environ 300 genres et 3000 espèces largement répandues dans toutes les régions tempérées. Ce sont essentiellement des herbes (rarement des arbustes ou lianes) annuelles ou vivaces odorantes et parfois toxiques. Leur tige est souvent creuse et cannelée. Les feuilles, isolées, sont munies d’une gaine développée. Racines, tiges et feuilles possèdent des canaux sécréteurs contenant des huiles essentielles L’inflorescence est une ombelle simple ou composée. Les fleurs sont petites avec 5 pétales et 5 sépales, elles sont hermaphrodites et généralement à symétrie radiale. L’ovaire, infère, est constitué de deux carpelles renfermant chacun un seul ovule. Le fruit est un diakène. Les huiles essentielles des canaux sécréteurs sont responsables de l’attrait gustatifs de plusieurs espèces : persil, cerfeuil, fenouil, anis, coriandre, cumin, angélique. D’autres sont très toxiques : ciguë, cicutaire. Enfin plusieurs espèces sont alimentaires grâce à leur racine enflée : carotte, céleri, panais.

Apocynaceae

Plus de 1000 espèces répandues surtout dans les régions tropicales ou subtropicales des deux mondes.
Fleurs bleues ou roses, grandes, solitaires ou en corymbes ; feuilles opposées ou verticillées, persistantes, coriaces, entières.
Ce sont des plantes ligneuses ou sous-ligneuses, pratiquement sans poils.
La petite pervenche, le frangipanier et le laurier rose appartiennent à cette même famille.

Aquifoliaceae

Cette petite famille, composée de 3 genres, comprend 200 espèces. Ce genre est surtout bien représenté en Amérique Centrale et en Amérique du Sud, il l’est également dans la flore naturelle de la Polynésie, de l’Asie et de l’hémisphère Nord.
Le houx et le maté appartiennent à cette famille.

Araceae

La famille des Araceae est composée de plus de 110 genres rassemblant environ 150 espèces essentiellement tropicales. Ces plantes herbacées préfèrent nettement les endroits humides, marais ou forêts ombragées, parfois même le bord de l’eau. On les reconnaît immédiatement à leur appareil floral (spadice). Aron  qui a donné Arum, était, dans l’Antiquité grecque, le nom d’une plante appartenant à cette famille.
Les plantes de cette famille se trouvent depuis le Sud des Pays-Bas jusqu’en Europe Centrale et en Europe du Sud de préférence sur des sols calcaires.

Araliaceae

Arbrisseaux ou arbustes non épineux.
Environ 450 espèces répandues dans tout le globe.
Fleurs régulières : calice à tube soudé à l’ovaire, à 4-5 dents très courtes ; 4-5 pétales  libres, caducs, alternes avec les dents du calice ; 4-5 étamines, insérées, avec les pétales, au sommet du tube calicinal devant un disque épigyne ; 1 style, à stigmate simple ; ovaire infère ; fruit charnu (baie ou drupe), à noyau osseux, à 2-5 loges monospermes.
Fleurs jaunes ou blanches, en ombelles ou en corymbes ; feuilles simples, entières ou lobées, sans stipules.

Aristolochiaceae

Les Aristolochiaceae forment une famille comprenant 7 genres et environ 625 espèces composée de plantes herbacées, d’arbustes et surtout de lianes poussant sous des latitudes tropicales et dans des milieux tempérés chauds.
Les feuilles sont alternes, les fleurs, le plus souvent fixées aux aisselles des tiges sont hermaphrodites. Leur calice est formé de trois sépales égaux.
Certaines espèces sont cultivées pour les formes particulières de leurs fleurs. Les rhizomes de certaines espèces (aristolochia, asarum) possèdent des propriétés médicinales.

Asclepiadaceae

Environ 1700 espèces répandues surtout dans les régions chaudes des deux mondes, ce sont des plantes vivaces, herbacées ou sous-ligneuses, à suc laiteux.
Feuilles opposées ou verticillées caduques, entières, courtement pétiolées, sans stipules.
Fleurs régulières, blanches, roses ou rougeâtres, petites, en ombelles ou en corymbes axillaires et terminaux ; pédicelles recourbés après la floraison ; à calice persistant, à 5 divisions ; à corolle monopétale, caduque, en roue, à 5 lobes ; 5 étamines, insérées à la base de la corolle et alternant avec ses divisions, à filets soudés en tube entourant l’ovaire, terminés chacun par un appendice qui recouvre l’anthère ; anthères soudées en tube, surmonté d’un prolongement membraneux appliqué sur le stigmate ; 2 styles, courts, réunis sous un large stigmate à 5 angles ; ovaire libre, formé de 2 carpelles distincts ; fruit sec, capsulaire, formé 1-2 follicules s’ouvrant en long par la suture ventrale ; graines nombreuses, imbriquées, comprimées, surmontées, d’une aigrette soyeuse.

Asteraceae

C’est l’une des plus vastes familles de plantes à fleurs. Elle comprend environ 1100 genres et 25000 espèces. La répartition est cosmopolite.
Ce sont des arbustes à feuillage persistant, des sous-arbrisseaux, des plantes herbacées vivaces (grâce à des rhizomes, tubercules et racines pivotantes), des plantes herbacées annuelles ou bisannuelles. Les caractères décrits ci-dessous sont ceux rencontrés le plus fréquemment mais il faut être conscient de la grande hétérogénéité de cette famille.
Les feuilles sont simples, alternes ou opposées. Elles sont lobées ou dentées. Les canaux résinifères ou laticifères sont caractéristiques de la famille. Il en est de même pour l’inflorescence en capitule qui est un assemblage de nombreuses petites fleurs indépendantes entourées d’un involucre de bractées. L’ensemble donne l’impression d’une fleur unique. Les capitules sont généralement distribués en cymes voire en épis ou en capitules composés. Le calice se transforme très souvent en aigrette avec des poils ou des barbes. Le fruit à une graine est souvent coiffé de l’aigrette. Cette immense famille est utile dans de nombreux domaines:
-plantes alimentaires : laitue (et autres salades), artichaut, tournesol…
-plantes ornementales : chrysanthème, dahlia, marguerite, aster…
-plantes adventices : laiteron, chardon, pissenlit…
-plantes insecticides : pyrèthre
-plantes médicinales : camomille, absinthe…

Balsaminaceae

Les Balsaminaceae ( Impatientacées) constituent une petite famille de 4 genres et 600 espèces d’herbes charnues annuelles ou vivaces poussant sous des climats tempérés et tropicaux. Les feuilles, simples et sans stipules, sont isolées, alternées ou opposées. Les fleurs sont hermaphrodites, ont une symétrie bilatérale et possèdent 5 pétales et 5 sépales. Leur sépale postérieur est plus grand et éperonné. Il est ramené vers le bas par une torsion du pédoncule. Le fruit est une capsule charnue. Chez la balsamine, son ouverture est brusque et projette les graines au loin.

Berberidaceae

Composée d’une quinzaine de genres et d’environ 600 espèces, cette famille d’arbustes et de plantes herbacées vivaces est présente dans les contrés tempérés, en Eurasie et essentiellement en Amérique du Nord. Les feuilles, en général alternes, sont le pus souvent composées, palmées ou pennées. Chez les Berbérides, les folioles sont épineuses. Les fleurs, hermaphrodites et régulières, sont regroupées en grappes et elles possèdent des nectaires. Le fruit est une baie, parfois comestible (berberides, podophylle, épine-vinette), un follicule ou un akène.
Il existe de nombreuses espèces cultivées ornementales (berberis, mahonia).

Betulaceae

Environ 50 espèces répandues presque toutes dans tes régions tempérées de l’hémisphère boréal, arbres ou arbrisseaux.
Les fleurs sont unisexuées (monoïques), en chatons unisexués, réunies 2-3 à la hase des écailles ; périanthe mâle réduit à une écaille ou à 3-4 divisions, nul dans les fleurs femelles ; 4 étamines, opposées aux divisions du périanthe et insérées à leur base  2 styles filiformes, persistant ; ovaire libre, à 2 loges uni-ovulées ; fruit sec, uniloculaire, monosperme, indéhiscent, comprimé, souvent ailé.

Bignoniaceae

Cette petite famille tropicale – environ 100 genres – est surtout bien représentée en Amérique du Sud. Les caractéristiques des Bignoniaceae sont des graines toujours ailées, à deux valves.
Les fleurs sont bisexuées en forme de trompette (souvent très originale) implantées sur des lianes (aux feuilles à vrilles) ou sur des sous arbrisseaux. Certaines espèces ont de belles fleurs nocturnes visitées par les papillons de nuit . D’autres espèces ont des fleurs ternes, sentant mauvais, qui reçoivent les visites des souris.Cette famille comporte de nombreuses plantes ornementales.
Son nom rappelle le père J.-P. Bignon (bibliothécaire de Louis XlV), protecteur des hommes de science et grand ami du fameux Tournefort (1656-1708), dont la classification végétale en fît le digne précurseur de Linné.

Bixaceae

La famille ne compte qu’une espèce, Bixa orellana L., le rocouyer, qui vit en Amérique Centrale. C’est un arbuste (ou un petit arbre) souvent cultivé dans toutes les régions tropicales, et qu’on reconnaît immédiatement à ses feuilles en forme de coeur et à ses fleurs très belles et pourprées: 5 grands pétales et beaucoup d’étamines. Les fruits sont souvent entièrement recouverts de piquants, comme une brosse, parfois aussi ils sont lisses, et au printemps ils éclatent dans le sens de la longueur. Les 2 moitiés contiennent de nombreuses graines, qui sont noyées dans une épaisse gelée orangée.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, cette gelée servait à la préparation des peintures ; on la vendait une fois séchée.

Boraginaceae

Cette grande famille d’herbes annuelles et vivaces, d’arbustes, d’arbres et de lianes comprend environ une centaine de genres et 2000 espèces réparties dans les régions méditerranéennes, tempérés et subtropicales. Ces plantes sont hérissées de poils rudes. Les feuilles sont généralement simples, entières et alternes. Les fleurs possèdent 5 pétales et 5 sépales et  sont hermaphrodites. Le plus souvent elles ont une symétrie radiale et sont regroupées en cymes. Le fruit est généralement un tétrakène. De nombreux genres sont cultivés comme plantes ornementales (helitrope, myosotis, mertensia, …). Certaines espèces comme la bourrache, la consoude et la pulmonaire possèdent des propriétés médicinales.

Brassicaceae

En raison des 4 pétales disposés en croix on avait donné le nom de crucifères (étymologiquement porte-croix) aux plantes de cette famille, aujourd’hui nommée Brassicaceae.
La famille se divise en 380 genres et 3000 espèces répartis à travers le monde. On les trouve dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord, autour du bassin Méditerranéen et dans le sud-ouest et le centre de l’Asie. Ce sont généralement des plantes herbacées annuelles ou vivaces. On trouve plus rarement des arbustes de petites tailles ou atteignant jusqu’à 2 mètres de hauteur, des plantes grimpantes et des plantes aquatiques. Les feuilles sont alternes et sans stipules.
La fleur bisexuée et régulière présente une organisation caractéristique : 4 sépales, 4 pétales disposés en croix, 6 étamines dont 4 grandes et 2 petites, un ovaire. Il faut savoir qu’il existe des exceptions à cette organisation. On peut trouver des nectaires à la base des étamines. Le fruit est relativement spécifique de la famille : c’est une capsule à deux valves présentant une fausse cloison centrale. On parlera de silique ou de silicule selon la largeur du fruit. Certaines plantes sont employées comme condiments ou garniture : moutarde, cresson. D’autres sont des plantes alimentaires très courantes : chou, raifort, brocoli. On exploite aussi les graines oléifères et l’on utilise certaines espèces comme plantes fourragères. D’autres sont des plantes d’ornement de nos jardins : alysson, giroflée, julienne…

Bromeliaceae

La famille des Bromeliaceae comprend 45 à 50 genres, divisés en 200 espèces environ dont l’ananas.Pratiquement toutes les Bromeliaceae vivent en Amérique Centrale et Amérique du Sud.
Les Bromeliaceae sont sans exception des épiphytes, c’est-à-dire qu’elles vivent en fausses parasites sur les arbres dans les forêts des régions tropicales. Il est extrêmement rare de les rencontrer poussant « normalement” sur le sol. Leurs feuilles sont longues, épaisses, rigides, présentant de fortes épines et sont disposées en rosettes. Elles sont généralement rayées ou tachées.
Les fleurs sont groupées en inflorescences entourées de bractées. Ces inflorescences aux couleurs éclatantes, jaune et bleu, sont réunies en un style bariolé. Les feuilles se réunissent à la base et forment au coeur de la rosette de petits réservoirs qui peuvent garder l’eau pendant des mois.
Tout un monde de petits animaux et de végétaux peut vivre dans ces réservoirs comme dans un petit aquarium. Beaucoup d’espèces n’ont jamais été trouvées ailleurs que dans ces mares minuscules : on a découvert la présence de 250 espèces animales dans les « aquariums » des Bromeliaceae; grenouilles et insectes originaux.On a en outre remarqué que les feuilles sécrètent une substance qui décompose les cadavres animaux de façon à en faire de nouvelles substances récupérables par les feuilles de telle sorte que l’eau reste claire et potable.

Burseraceae

Les plantes de cette famille sont toutes ligneuses. Il n’est pas rare de rencontrer parmi elles des arbres majestueux aux feuilles composées, qui contiennent beaucoup de matières résineuses.
Les fleurs sont en général petites.
Cette famille renferme 20 genres, divisés en 50 espèces. L’une des plus connues de l’Ouest africain est l’okoumé dont le bois est utilisé dans différentes industries, mais surtout pour la fabrication des boîtes de cigares.

Buxaceae

Petite famille composée de 6 genres et de 50 espèces.
Ces plantes sont des herbes d’un vert permanent, de petits arbres ou arbustes aux feuilles coriaces, opposées, à bords unis.
Fleurs unisexuées sur la même plante. Calice à 4 lobes, soit à 4 étamines, soit à 1 ovaire. Le genre Buxus, buis, est bien représenté en Asie orientale (Chine).
Depuis l’âge de pierre, on utilise ce bois dur, à grain très fin pour fabriquer des instruments de musique, des boîtes, toutes sortes de petits objets précieux si bien que le buis est actuellement raréfié et protégé. Déjà cultivé dans les jardins par les romains, on sait donner aux buis toutes sortes de formes par une taille appropriée.

Cactaceae

Environ 1 000 espèces répandues surtout dans les régions tropicales et l’Amérique.
Plante ligneuse de 1 mètre à 1m 50 dont les feuilles sont réduites à des épines.
Les tiges sont composées d’articles charnus, très épais, foliacés, ovales ou oblongs, fortement comprimés, arrondis aux bords, superposés et soudés les uns aux autres, hérissés de faisceaux de soies piquantes ; fleurs jaunes, grandes 5-6 cm, en cloche, solitaires, sessiles sur le rebord des articles supérieurs. Certaines espèces atteignent 2 à 3 mètres.

Campanulaceae

Environ 550 espèces répandues dans presque tout le globe.
Feuilles alternes, simples, sans stipules ; plantes herbacées, caulescentes, à suc souvent lactescent.
Fleurs régulières, bleues ou violacées, rarement jaunâtres ou blanches, à inflorescences variées. Calice persistant, à tulle soudé à l’ovaire, à 5 divisions ; corolle monopétale, marcescente, insérée au sommet du tube du calice, à 5 divisions alternes avec celles du calice ; 5 étamines, insérées, sur l’ovaire à la base du tube de la corolle et alternes avec ses divisions, libres ou à anthères soudés à la base ; 1 style filiforme, à 2-5 stigmates ; ovaire adhérent ; fruit capsulaire, ordinairement couronné par le calice persistant et la corolle marcescente, à 2-5 loges polyspermes, s’ouvrant par des trous ou par des valves.
Plusieurs, à cause de la beauté de leurs fleurs, sont cultivées dans les parterres.

Cannabaceae

Cette petite famille comprenant 2 genres et 3 espèces se distingue par l’absence de latex, le filet des étamines droit, le port herbacé. Les fleurs sont dioïques. Deux de ses représentants sont célèbres : le chanvre et le houblon. Le cannabis ou chanvre (Cannabis sativa, Canabis indica) est cultivé pour les fibres résistantes qu’il produit (utilisées pour le textile et la production de papier) et pour les propriétés psychoactives de sa résine (marijuana, haschich). Certains de ses effets peuvent être utilisés dans des thérapies médicales. Ses graines peuvent être aussi consommées. Le houblon est cultivé pour ses huiles essentielles et pour conserver la bière.

Capparidaceae

Les membres de cette famille se trouvent dans les parties les plus chaudes et arides de la planète : zones tropicales et subtropicales et région méditerranéenne. Ils sont répartis en 40 genres et 700 espèces constituées d’herbes, de buissons, d’arbres et de lianes. Les fleurs hermaphrodites ont généralement une symétrie bilatérale et possède 4 pétales et 5 sépales. Les sépales sont parfois soudés alors que les quatre pétales sont toujours libres, bien que parfois absents. Les étamines ordinairement au nombre de 4 (ou plus) peuvent avorter. L’ovaire est formé de deux (parfois plus) carpelles ouverts et soudés.  Le fruit est alors une silique. Quand les carpelles sont plus nombreux, c’est une baie (câprier) ou une drupe. Les boutons floraux du câprier (Capparis spinosa), confits dans du vinaigre (câpres) sont consommés comme condiments. Certaines espèces sont cultivées comme plantes ornementales (cléome , gynandropsis, polansia).

Caprifoliaceae

Environ 230 espèces  de ces plantes herbacées ou ligneuses, répandues dans presque tout le globe.
Feuilles opposées, simples ou composées, stipulées ou non. Fleurs régulières ou irrégulières blanches, rouges, jaunâtres ou verdâtres, diversement disposées; calices à tube soudé à l’ovaire, à 2-5 lobes ou dents; corolle monopétale, caduque, à 4-5 divisions ou à 2 lèvres, insérée au sommet du tube caliciforme ; 4-5 étamines, insérées sur le tube de la corolle et opposées aux sépales; 1 styles ou stigmates; ovaire infère ; fruit charnu (baie ou drupe), à 1-5 loges contenant 1 ou plusieurs graines.

Caricaceae

La famille des Papayers est très peu nombreuse : trois groupes divisés en 50 espèces. Ces plantes poussent à l’état sauvage dans toute l’Amérique tropicale. On les reconnaît aussitôt à leur tronc peu ou pas ramifié, qui porte une énorme touffe de grandes feuilles spectaculaires. Ces plantes produisent abondamment un suc laiteux et leurs fleurs possèdent une corolle soudée.
Au début du XVIe siècle, les Espagnols découvrirent les papayers en Amérique Centrale et les introduisirent en Asie tropicale. On suppose que les papayers- aujourd’hui très cultivés – proviennent de certaines espèces sauvages de l’Amérique Centrale (Mexique).
Les « arbres », aux troncs mous, portent parfois des fruits dès le sixième mois de leur croissance et ils peuvent vivre environ six ans. Le suc laiteux contient de la papaïne, qui a une action favorable sur l’intestin, mais peu d’effet sur l’estomac.

Caryophyllaceae

C’est une grande famille de plantes herbacées (annuelles ou vivaces) d’environ 80 genres et 2000 espèces. Elles sont présentes en régions tempérées mais préfèrent les régions méditerranéennes. Les feuilles, simples et entières, sont généralement opposées. Les tiges sont caractérisées par un renflement au niveau du nœud. Les fleurs sont régulières et bisexuées dans la majorité des cas. Les 4 ou 5 sépales peuvent être libres ou soudés selon le genre. On peut parfois observer plusieurs bractées sous le calice. Les 4 ou 5 pétales sont libres et bien différenciés, ils sont souvent découpés en deux lobes ou frangés. Le plus couramment, les étamines sont deux fois plus nombreuses que les pétales. Elles sont libres et attachées directement au réceptacle. L’ovaire est formé de 2 à 5 carpelles. Le fruit est le plus souvent une capsule. Cette famille fournit de nombreuses plantes ornementales de jardin aussi connues que l’oeillet, la saponaire, le silène, le lychnis. Beaucoup sont des plantes adventices largement répandues dans les champs : la stellaire, la spergule, etc…

Celastraceae

La famille comprend 60 à 70 genres divisés en 750 espèces, représentées sous les tropiques aussi bien que sous les climats frais.
Les Celastraceae se distinguent par leurs petites fleurs verdâtres, dans lesquelles le réceptacle forme un anneau autour de l’ovaire. Le fruit indéhiscent peut être un akène à graines ailées, il est muni d’une samare.

Chenopodiaceae

Les chenopodiaceae comprennent environ une centaine de genres et 1500 espèces poussant dans les régions tempérées et subtropicales, principalement dans des milieux salés. Ce sont des herbes annuelles ou vivaces, plus rarement des arbustes et petits arbres. Leurs feuilles sont charnues, simples et entières, parfois rudimentaires (salicornes). Leurs petites fleurs, hermaphrodites ou parfois monoïques ou dioïques, sont regroupées en épis ou grappes de cymes. De nombreuses espèces affectionnent les milieux salés (soude, salicorne,…). Plusieurs espèces ont un intérêt économique. On peut noter Beta vulgaris qui a donné les diverses espèces de betteraves cultivées (à sucre, fourragères, …). Les épinards (Spinaccia), et la bette appartiennent aussi à cette famille.

Cistaceae

Comprenant 8 genres et environ 165 espèces, la famille des Cistaceae est distribuée principalement dans les régions tempérées de l’hémisphère nord. Ce sont des arbustes, des sous-arbrisseaux et moins souvent des plantes herbacées en zones sèches et ensoleillées. Les feuilles sont opposées, simples, stipulées et portent dans de nombreux cas des glandes sécrétrices d’huiles volatiles ou des poils glanduleux. Les fleurs sont régulières, bisexuées, solitaires ou arrangées en cymes. Elles présentent généralement 5 sépales dont  deux plus réduits et 5 pétales (cas de fleurs apétales rares). Les étamines sont nombreuses. L’ovaire est composé de 5 à 10 carpelles comprenant 2 ou plusieurs ovules. Le fruit est une capsule. Le ciste et l’hélianthème sont cultivés comme plante de jardin. Les feuilles de certaines espèces de cistes dégagent du ladanum, une résine aux propriétés médicinales.

Combretaceae

Cette famille composée d’arbres, d’arbustes et de lianes se limite aux tropiques ou aux régions subtropicales: elle compte environ 18 genres divisés en 450 espèces. Les particularités de cette famille, facile à reconnaître, sont: des fruits aux ailes larges, un ovaire infère et uniloculaire et des feuilles simples, le plus souvent opposées, dont les stipules manquent. On compte, en outre, presque toujours de 4 à 10 étamines et un seul style. La base du calice tubulaire ou en forme de cupule est soudée à l’ovaire. C’est surtout en Afrique que l’on rencontre de vastes étendues de Combretaceae (arbres et arbustes) qui poussent dans les savanes, mais aussi dans les bois ouverts ou les forêts humides.

Convolvulaceae

C’est une famille de plantes herbacées ou ligneuses souvent grimpantes. Les 50 genres pour environ 1800 espèces sont répartis dans des milieux très divers de façon cosmopolite. Les feuilles sont alternes et simples. Les fleurs sont régulières et bisexuées. Les 5 sépales sont libres alors que les 5 pétales et les 5 étamines sont soudés. L’ovaire se divise généralement en 2 carpelles soudés. Le fruit est une capsule. La famille des Convolvulaceae comprend une plante alimentaire d’importance majeure en zone tropicale : la patate douce. Le liseron et le volubilis sont employés comme plantes ornementales. De certaines racines, on extrait des substances purgatives.

Crassulaceae

Cette famille d’herbes et de petits arbustes succulents et xérophiles contient environ 35 genres et 1500 espèces distribuées dans le monde principalement dans les régions sèches, chaudes, souvent rocailleuses et soumises à de longues périodes de sécheresse.  Les feuilles charnues sont simples, entières et souvent persistantes. Les fleurs, hermaphrodites, de symétrie radiale, avec 5 pétales et 5 sépales sont regroupées en cymes. Le fruit est un groupe de follicules. On peut trouver dans cette famille une multitude d’adaptation à la sécheresse : poils, cires ou adaptations physiologiques. Cette famille fournit des plantes ornementales : sedum, sempervivum, kalanchoe, rochea,…

Cucurbitaceae

Les 90 genres et environ 700 espèces de cette famille sont en grande partie situés en zone tropicale. Certaines espèces sont présentes en zone semi-désertique. Les membres de la famille des cucurbitacées sont généralement des plantes grimpantes (par l’intermédiaire de vrilles issues des feuilles) ; beaucoup d’autres sont des plantes herbacées vivaces grâce à des rhizomes souterrains. Plus rarement, on peut observer des espèces annuelles et des lianes de type ligneuses. Les feuilles sont alternes, soit simples, soit composées et palmées. La fleur est généralement unisexuée avec 5 sépales et 5 pétales souvent soudés à la base. Les étamines, principalement au nombre de trois (2 doubles et une simple), présentent une soudure entre filets§ et anthères. Le fruit est une baie ou une capsule charnue, sèche ou coriace. Les Cucurbitaceae sont essentiellement utilisées comme plantes alimentaires : la citrouille, la courge, le melon, le concombre, la pastèque… Utilisée par l’homme depuis très longtemps, c’est la seule famille dont on ait trouvé des traces datant de la préhistoire. La calebasse est utilisée comme récipient et le fruit de luffa est employé comme éponge végétale.

Cupressaceae

Environ 300 espèces la plupart répandues dans les régions tempérées ou montagneuses des deux mondes. Ces arbres, qui forment souvent de vastes forêts, sont importants comme bois de chauffage, de constructions, et recherchés pour leurs sucs résineux qui contiennent une huile volatile très odorante, connue sous le nom de térébenthine, qui s’obtient par des incisions pratiquées à l’écorce ou au bois des arbres vivants.
Fleurs monoïques ou dioïques, en chatons, sans périanthe, très incomplètes, réduites aux anthères et aux ovules; chatons mâles formés d’écailles; chatons femelles formés d’écailles portant chacune à leur base un ou plusieurs ovules; ceux-ci nus, sans style ni stigmate; fruit tantôt simple et en forme de baie indéhiscente, tantôt composé et cône ligneux et déhiscent. Fleurs jaunâtres ou vertes; feuilles éparses, opposées ou fasciculées, en forme d’aiguilles ou d’écailles presque toujours persistantes; arbres ou arbrisseaux toujours verts, à suc résineux plus ou moins abondant.

Dioscoreaceae

Cette famille comprend 6 genres et environ 630 espèces. La distribution en est surtout tropicale mais l’on trouve quelques genres en régions tempérées. Ce sont le plus souvent des plantes herbacées vivaces ou des plantes grimpantes arbustives pourvues de tubercules et de rhizomes. Les tiges gorgées de réserves, ne supportant plus leur poids, grimpent le long d’un support à l’aide de vrilles. Les feuilles, simples ou lobées, sont en disposition alterne et en forme de corde. Les fleurs sont régulières et discrètes. Ces plantes sont dioïques. L’inflorescence est en panicule, en cyme ou en racème. Il peut y avoir une ou rangées d’étamines. L’ovaire est formé de trois carpelles soudés à deux ovules. Le fruit est une capsule, une baie ou une samare. Le seul genre employé couramment est Dioscorea. Il fournit des tubercules, l’igname, cultivés comme nourriture de base dans de nombreuses régions de la zone tropicale.

Dipsacaceae

Environ 450 espèces, herbacées, rameuses, répandues dans presque tout l’ancien monde.
Feuilles opposées, sans stipules.Fleurs un peu irrégulières, purpurines, bleues, blanches ou jaunes, en tête hémisphériques, globuleuses ou ovales oblongues, longuement pédonculées en têtes entourées à la base d’un involucre à folioles libres ou soudées, toutes sessiles sur un réceptacle commun garni de palettes ou de soies ; calice de chaque petite fleur double et persistant : l’extérieur (calicule ou involucelle) à tube entourant étroitement le fruit et marqué de fossettes et de côtes saillantes, à limbes scarieux, denté ou entier; l’intérieur soudé au fruit, rétréci en col au sommet, puis élargi en coupe dentée ou divisé en arêtes ; corolle monopétale, en entonnoir, caduque insérée sur le tube du calice, à 4-5 lobes, dont l’inférieur plus grandes ; 4 étamines insérées sur la tuile de la corolle, à filets non articulées, à anthères libres ; 1 style filiforme à stigmate entier on bilobé ; ovaire adhérent ; fruit sec, uniloculaire, monosperme, indéhiscent, couronné par le calice et enveloppé pur le calicule persistant.

Droseraceae

Environ 120 espèces aquatiques, herbacées, à feuilles ou fleurs ciliées, répandues dans tout le globe.
Feuilles simples, en rosettes, en verticilles ou 1 seul sur la tige.
Fleurs irrégulières blanches, axillaires ou terminales, solitaires ou en grappe; calice persistant, à 5 sépales libres ou un peu soudés à la base ; 5 pétales, alternes avec les sépales ; 5 étamines libres ; 3-5 styles ou 4 stigmates sessiles ; ovaire libre ; fruit capsulaire, à 1 loge, s’ouvrant au sommet par 3-5 valves, à graines nombreuses.

Eleagnaceae

Environ 30 espèces répandues dans une grande partie du globe.
Arbrisseaux ou arbres fréquemment épineux, à jeunes rameaux, feuilles et fleurs couvertes d’écailles argentées ou ferrugineuses appliquées.
Feuilles alternes, entières, courtement pétiolées, caduques, sans stipules.
Fleurs verdâtres ou jaunâtres, axillaires sur les rameaux de l’année, hermaphrodites ou dioïques. Périanthe coloré en dedans, à 2-4 divisions ; 4 étamines très courtes, insérées à la gorge et alternes avec les divisions du périanthe ; anthères subsidences, à 2 loges s’ouvrant en long ; 1 style et 1 stigmates allongés et simple ; ovaire libre, inclus au fond du périanthe ; fruit drupacé, uniloculaire, monosperme, indéhiscent, recouvert par le périanthe accrescent et charnu.

Ephedraceae

Arbustes ligneux, leurs branches longues restent vertes, ressemblant à des tiges de prêles. Elles ne possèdent ni feuilles vertes, ni aiguilles, des organes contenant de la chlorophylle participent à la formation de la plante, la tige à l’élaboration et à la circulation des aliments.
La famille des Ephedraceae ne renferme qu’un seul genre Ephedra composé d’une cinquantaine d’espèces que l’on rencontre essentiellement dans les régions tropicales et subtropicales. Il se plaît sur une terre désertique, sèche et caillouteuse autour de la Méditerranée et en Californie.
Depuis des siècles Ephedra est une plante médicinale recherchée pour ses effets sur les affections des voies respiratoires, employée sous le nom d’éphédrine dans les médicaments européens. E. distachya L. pousse en Europe centrale et sur le pourtour méditerranéen, de même  que E. fragilis Desf. aux réceptacles jaune orangé. Leurs baies sont utilisées comme médicament sous la dénomination d’”Amenta uvae marinae”.

Equisetaceae

Environ 25 espèces habitant toutes les régions du globe. Plantes vivaces, terrestres on croissant dans l’eau, rhizome traçant.
Feuilles nulles, remplacées à chaque nœud de la tige par une gaine membraneuse dentée ; tiges articulées, creuses, cylindriques, strictes ou sillonnées, simples ou à rameaux verticillés et articulés comme la tige :Sporanges placés et la face inférieure d’écailles peltées ayant la forme de clous et verticillées par 4-9 sur plusieurs rangs superposés qui forment un épi terminal cylindracé, sessiles, uniformes, uniloculaires, s’ouvrant en long par une fente; spores très nombreuses, globuleuses, libres, entourées chacun de 4 filaments élastiques (élatère), dilaté en spatule au sommet, d’abord roulée en spirale autour de la spore, puis se déroulant avec élasticité sous l’influence de la sécheresse.
Fructifications en chatons ou épi ovoïde ou oblong-cylindrlque, au sommet de la tige ou des rameaux. Ce sont des plantes très fibreuses, dures, indigestes, peu nutritives, impropres à la nourriture des animaux.
Les prêles, surtout la prèle d’hiver, qui est plus rude, sont employées pour polir le bois et les métaux. Les propriétés reminéralisantes d’Equisetum sylvestris sont remarquables.

Ericaceae

Famille de la bruyère, les Ericaceae comprennent environ 100 genres pour 3000 espèces.
Ce sont principalement des arbustes présentant une distribution cosmopolite, avec de grandes concentrations en Nouvelle-Guinée, dans le sud de l’Afrique et dans l’Himalaya. Cette vaste famille présente une grande variété morphologique. Il est donc difficile de définir ses caractéristiques. Les feuilles sont toujours simples et sans stipule, généralement alternes et persistantes. Dans certains genres, elles présentent des adaptations à la sècheresse. Les fleurs sont régulières et bisexuées. Le calice, quand il n’est pas réduit à une couronne, se compose de 4 ou 5 sépales soudés. Les 4 ou 5 pétales sont généralement soudés, formant un tube. Les étamines sont directement insérées sur le réceptacle floral.  L’ovaire est formé de 4 à 5 carpelles soudés. Le fruit est une capsule ou une baie. Les Ericaceae sont des plantes de sol acide. Beaucoup d’arbustes de la famille sont ornementaux (le genre rhododendron possède 700 espèces en culture comme les azalées, la bruyère rustique…). Certaines espèces produisent des baies comestibles : les myrtilles, les airelles…

Euphorbiaceae

Cette large famille est composée de 300 genres et de plus de 5000 espèces distribuées essentiellement dans les régions tropicales. Quelques genres peu nombreux s’étendent dans les régions tempérées.
Les Euphorbiaceae sont des herbes annuelles ou vivaces, des arbustes et des arbres. Tiges et feuilles possèdent souvent des vaisseaux contenant du latex. Les feuilles sont simples, alternes et possèdent des stipules. Elles sont parfois très réduites ce qui donne aux plantes un aspect de cactus. Les fleurs sont unisexuées, monoïques ou dioïques de symétrie radiale, avec 5 pétales et 5 sépales et sont regroupées en inflorescences variées : grappes, épis,…
Le fruit est une drupe ou une baie.
De nombreuses espèces ont un grand intérêt économique : le caoutchouc naturel provient du latex de l’hévéa. Le tapioca est extrait du tubercule du manihot (Manioc). Du ricin on extrait une huile…

Fabaceae

Cette très grande famille comprend 700 genres et 17 000 espèces largement répartis sur tous les continents. Elle est composée de trois sous familles : des arbres et arbustes surtout tropicaux et subtropicaux, les Mimosaceae (mimosa, acacia, …) et les Caesalpiniaceae (févier, caroubier, …) et des plantes herbacées et arbustives de répartition plus large, les Papilionaceae (haricot, ajonc, trèfle, …).
Les feuilles sont généralement alternes, composées et possèdent des stipules (chez des espèces telles que les acacia et les robiniers, les stipules sont piquants). Certaines espèces grimpantes possèdent des vrilles (gesses, vesces). Beaucoup d’espèces sont capables de s’associer au niveau des racines à des bactéries fixatrices d’azote atmosphérique (rhyzobium) ce qui leur permet de pousser sur des sols pauvres et de servir d’engrais vert.
Les fleurs sont hermaphrodites, et le plus souvent ont une symétrie bilatérale (sauf pour les mimosaceae) avec 5 pétales et 5 sépales. La corolle est classiquement composée d’un étendard, de deux ailes, et d’une carène. Le fruit est un légume. Cette famille fournit de nombreuses plantes alimentaires riches en protéines(lentilles, haricot, pois, soja, …) et fourragères (luzerne, trèfle, …). D’autres espèces sont cultivées pour leurs qualités ornementales (lupin, lathyrus, …) ou pour d’autres nombreux usages.

Fagaceae

Composée d’arbres ou arbustes à feuilles simples alternes, au pétiole muni de stipules à sa base, cette famille est représentée par 8 genres et 800 à 900 espèces.
Son bourgeon est protégé par des stipules qui font office de bractées en protègeant la jeune feuille.ils comportent des genres remarquable dans nos régions tels
– le hêtre (Fagus) répandu dans toute l’Europe, sauf sur les rivages méditerranéens dont feuilles et graines sont comestibles, son bois a été le premier livre
– le châtaignier (Castanea) aux graines comestibles, longtemps base de la nourriture des montagnards du centre de la France et de la Corse.
– les chênes caractéristiques de la forêt française avec ses différents genres, le chêne rouvre (Quercus robur) entre la Norvège et le Portugal, le chêne vert ou yeuse (Q. ilex) arbre toujours vert des régions méditerranéennes dont le chêne liège est une variété, le chêne chevelu (Q. cerris) d’Asie mineure et Europe méditerranéenne, le chêne des marais (Q. palustris) et le chêne rouge (Q. rubra), tous deux américains mais largement cultivés en Europe.

Flacourtiaceae

Cette famille est composée d’environ 1 300 espèces regroupées en 90 genres vivant sous les tropiques.
Ces arbres, petits ou moyens, rarement très grands, préfèrent les forêts pluvieuses, où on les rencontre dispersés. Calice et corolle se ressemblent. La fleur se distingue par un ovaire uniloculaire dans lequel se trouvent de nombreux ovules. Les étamines sont généralement nombreuses, et elles sont groupées en fascicules alternes par rapport aux sépales.

Fougère

Plantes sans fleurs, n’offrant ni étamines ni pistils, se reproduisant par des embryons simples et homogènes nommés spores ; pas de cotylédons ; plantes herbacées (dans nos contrées), à tissu pourvu de vaisseaux.Fructifications constituées par des capsules (sporanges) s’ouvrant en général par un anneau vertical élastique et réuni en groupes (spores) tantôt nus, tantôt recouverts par une pellicule membraneuse (indusie) ou par le bord enroulé de la feuille ; spores arrondies ou oblongues, très petites et nombreuses dans chaque sporange.Sporanges réunis en groupes de forme variée, disposés à la face inférieure des feuilles, rarement à leur sommet en épi ou en panicule ; feuilles paraissant radicales (frondes), ordinairement roulées en crosse avant leur développement ; plantes presque toujours vivaces, à souche ordinairement épaisse.
Environ 3.000 espèces, croissant sous tous les climats. Mais c’est surtout sous les tropiques et sous les climats insulaires qu’elles se présentent avec profusion : elles y deviennent souvent arborescentes.
Riche en alcalis, les fougères constituent un excellent engrais, soit qu’on les enterre vertes au fond des sillons, soit qu’on les porte dans les terres après les avoirs utilisés comme litière. Cette litière est assez moelleuse, mais elle se brise trop facilement et a le grave inconvénient de salir les toisons des bêtes à laine.Leurs propriétés médicinales offrent peu d’intérêt.
Les capillaires, surtout la capillaire de Montpellier, servent à composer un sirop pectoral bien connu. Les racines de la Fougère mâle sont employées comme vermifuges. Enfin l’Herbe-Doré est préconisé comme détersive.
Le polypode (du grec polys, beaucoup, podion, petit pied : allusion aux nombreuses racines du rhizome): spores arrondis, nus, non recouverts d’une indusie ni entremêlée d’écailles, ordinairement disposés sur 2 rangs réguliers et parallèles à la nervure médiane des lobes.
Plantes vivaces. Environ 200 espèces dont plusieurs cosmopolites.

Fumariaceae

Environ 130 espèces largement répandues dans les régions tempérées et chaudes de l’hémisphère boréal, plantes herbacées, glabres, à suc aqueux et souvent amer.Feuilles alternes, très découpées, sans stipules.Fleurs petites, irrégulières, en grappe bractéolées; sépales 2, colorés, caducs; pétales 4, connivents, libres ou un peu soudés à la base, le supérieur plus grand, en éperon ou en bosse à la base, les latéraux plus étroits et ailés au sommet;  étamines 6, diadelples soudées par les filets en 2 faisceaux portant chacun 3 anthères ; style filiforme, à 2 stigmates ; ovaire libre ; fruit sec, en forme de silique ou de silicule.

Gentianaceae

Environ 700 espèces largement répandues dans les deux mondes, plantes herbacées, presque toujours glabres, à suc aqueux et très amer.Feuilles simples ou à 3 folioles, ordinairement opposées, sans stipules. Fleurs régulières ou presque régulières, jaunes, bleues, roses ou blanches, diversement disposées . Calice persistant, à 4-10 divisions ; corolle monopétale, ordinairement marcescente, à 4-10 lobes le plus souvent contournés dans le bouton ; 4-10 étamines, insérées sur le tube de la corolle et alternant avec ses divisions, à filets libres, anthères bilobées ; style simple ou nul, à stigmate entier ou bifide ; ovaire libre, unique ; fruit capsulaire, à 1 loge ou à 2 loges incomplètes, s’ouvrant par 2 valves ou presque indéhiscent ; graines nombreuses, petites, sans aigrette.
D’une amertume extrême, la plupart sont toniques et fébrifuges.

Geraniaceae
Plus de 500 espèces répandues dans les régions tempérées et subtropicales des deux mondes. Plantes herbacées, à tiges arrondies, partie articulées noueuses.
Fleurs  feuilles alternes ou opposées, palmatinervées, stipulées.
Fleurs régulières ou presque régulières, rouges, roses, violacées ou blanchâtres, solitaires, en cymes ou en ombelles sur des pédoncules bractéoles, axillaires ou terminaux ;
calice persistant, à 5 sépales, libres, mucronés ou arillés ; 5 pétales, libres, caducs, alternant avec 5 glandes nectarifères ;
10 étamines, libres, sur 2 rangs, les 5 extérieures plus courtes et souvent stériles ;
5 styles, soudés avec le prolongement de l’axe, à 5 stigmates distincts, filiformes ; ovaire libre ;
fruit composé de 5 carpelles monospermes, terminés par un long bec, verticillés autour d’un axe central auquel ils adhèrent et dont ils se détachent avec élasticité à la maturité.
Plusieurs sont cultivées par les fleuristes à cause de leur beauté et de la facilité avec laquelle elles se multiplient.

Ginkgoaceae
Le Gingko biloba seul genre, seule espèce de cette famille est un survivant des époques géologiques. On trouvait des forêts de gingko au permien et son genre était bien répandu dans le monde entier. Aujourd’hui on ignore s’il existe des gingko sauvages. Curieusement sa survivance est due à l’homme qui l’a entouré depuis toujours d’une vénération religieuse.
Tout est curieux chez ce magnifique arbre : ses bourgeons à angle droit avec la tige qui les porte, sa feuille aux nervations dichotomiques à partir de la base, une feuille rétrécie en une petite tige qui porte un nombre très restreint d’ovules nus, un grain de pollen germant sur l’ovule comme un parasite mais développant dans le même temps deux anthérozoides à cils vibratils, une paroi de graine composée de 3 couches.
Les horticulteurs font commerce d’arbres dont les feuilles ont des formes particulières.

Guttifereae
C’est une grande famille d’arbres et d’arbustes dioïques de quelques 40 genres et 1000 espèces. La répartition est cosmopolite mais fortement concentrée dans les tropiques.
Les feuilles sont simples, opposées, entières et sans stipules.
Les fleurs sont bisexuées ou unisexuées, solitaires ou regroupées en thyrses ou en cymes. Il y a deux rangées de 5 faisceaux d’étamines. Chaque faisceau est souvent réduit à une étamine. L’ovaire est formé de 3 à 5 carpelles soudés.
Le fruit est une capsule, une baie ou une drupe.
Les plantes sécrètent des huiles essentielles, des graisses, et des résines. Elles sont utilisées dans divers domaines :
– bois
– médicaments ou teintures issus de l’écorce (harungana, calophyllum)
– gommes, pigments ou résines issus de la tige
– remèdes et cosmétiques à partir des fleurs ou des feuilles ( millepertuis)
– fruits comestibles (mangoustan, abricot des Antilles)
– graisses et huiles tirées des graines.

Hamamelidaceae
La famille des Hamamelidaceae se compose d’arbres et d’arbustes, qu’on classe en 20 genres ne comportant qu’une seule espéce chacune.
La famille est caractérisée par une capsule coriace ou ligneuse, avec une paroi intérieure dure et des duvets en forme d’étoile sur les feuilles.
Elle comporte également un ovaire biloculaire.

Hippocastanaceae
Genre constitué de 46 espèces répandues dans l’Asie et l’Amérique, de14 habitant l’Asie et l’Amérique septentrionale.
Nom donné par les latins à une espèce :  le Chêne.
Arbre élevé, robuste, touffu ; feuilles grandes, opposées, longuement pétiolées, digitées, à 5-9 folioles obovales en coin, acuminées, inégalement dentées, vertes, à la fin glabre, sans stipules ; fleurs irrégulières, blanches, tachées de rouge et de jaune, grandes, en thyrses pyramidaux, terminaux, dressent ; calice monosépale, en cloche, à 5 dents inégales, caduques ; 4-5 pétales, inégaux, chiffonnés, pubescents ; 7 étamines, inégales, arquées en dehors, insérées sur un disque hypogyne ; 1 style et stigmate aigu ; ovaire libre ; capsule très grosse, globuleuse, coriace, épineuse, verdâtre, s’ouvrant en 3 valves, à 4-2 graines très grosses, subglobuleuses, luisantes, à  hile orbiculaire.

Hypericaceae
Environ 240 espèces répandues dans les régions tempérées et chaudes de presque tout le globe, plantes vivaces ou bisannuelles, herbacées ou sous-ligneuses à la base.
Feuilles entières, ovales, à poches à essence translucides.
Fleurs régulières ;
calice persistant, à 5 sépales libres ou soudés à la base ;
5 pétales livres, souvent marcescents, tordus dans le bouton ;
étamines nombreuses, à filets réunis à la base en 3 ou 5 faisceaux ;
3-5 styles, libres, à stigmates renflés ; ovaire libre ;
fruit capsulaire, déhiscent, à 1-5 loges, rarement baies indéhiscentes.

Iridaceae
Environ 800 espèces répandues dans les régions tempérées et tropicales des deux mondes.
Feuilles linéaires ou en glaive, alternes ou toutes radicales, engainantes; herbes vivaces.
Fleurs hermaphrodites, régulières ou irrégulières, de couleurs variées, grandes ou petites, solitaires, fasciculées ou en grappe, renfermées avant la floraison dans une spatule membraneuse ou herbacée.
Périanthe coloré, à tube soudé avec l’ovaire, à 6 divisions pétaloïdes, égales ou inégales ;
3 étamines, insérées à la base des divisions extérieures du périanthe ; anthères linaires ou oblongues, à 2 loges s’ouvrant en dehors ;
1 style très court ou allongé, à 3 stigmates simples, laciniés ou pétaloïdes ; ovaire adhérent et infère ;
fruit capsulaire, à 3 (très rarement 1) loges polyspermes, s’ouvrant en 3 valves portant la cloison au milieu.
Beaucoup de ces fleurs sont l’ornement de nos jardins et presque toutes mériteraient d’être cultivées pour la beauté de leurs fleurs.
Elles fournissent au commerce une substance précieuse connue sous le nom de safran.

Juglandaceae
Environ 35 espèces répandues dans l’hémisphère boréal et la Malaisie, 8 ou 9 espèces habitant les régions tempérées et subtropicale de l’hémisphère boréal.
Arbre élevé, à écorce lisse et blanchâtre ;
feuilles caduques, alternes, pétiolées, imparipennées, à 5-9 folioles ovales-aiguës, entières, glabres, aromatiques, sans stipules ;
fleurs verdâtres, monoïques, les mâles en chatons allongés, cylindriques, pendants, les femelles 1-4 dans un petit bourgeon à 4 écailles caduques ;
périanthe accompagné d’une écaille bractéale et divisé en 5-6 lobes inégaux ;
14-36 étamines, à filets courts et anthères s’ouvrant en dehors ;
2 larges stigmates courbés en dehors ; ovaire adhérent ; fruit drupacé, arrondi, vert, formé d’un brou charnu se déchirant irrégulièrement et d’une noix à deux valves ligneuses ridées renfermant une amande à 4 lobes sinués-lobulés.

Cultivé pour ses fruits et son bois, très estimé en ébénisterie. Originaire de l’Europe  orientale et de l’Asie tempéré.

Juncaceae
La famille des Juncaceae, divisée en 9 genres, comprend environ 400 espèces d’herbes annuelles ou pérennes formant des touffes, et d’arbustes ligneux (prionium). Bien qu’étant très cosmopolite, cette famille est plus particulièrement associée aux milieux plus ou moins marécageux des régions tempérées ou des zones montagneuses.
Les rhizomes de ces plantes sont rampants ou dressés ;
leurs feuilles, souvent réduites, sont linéaires et engainantes ;
leurs fleurs, également réduites, sont généralement hermaphrodites, à symétrie radiale. Elles produisent des inflorescences très diverses, toujours en cymes complexes, qui donnent des
fruits en forme de capsules.
Cette famille n’est pas d’un intérêt économique majeur. Néanmoins, les tiges de joncs, particulièrement résistantes, sont traditionnellement tressées pour confectionner des liens (Juncus maritimus), des paniers et des chaises
(Juncus effusus ,Juncus squarrosus).

Lamiaceae

La famille de Lamiaceae (Labiées) contient environ 200 genres et 3000 espèces très largement réparties sur la quasi totalité des terres émergées. La plupart des espèces sont des herbes vivaces ou des arbustes, à feuilles simples opposées souvent abondamment velues et possédant des poils sécréteurs d’huiles essentielles.
Les fleurs ont une symétrie bilatérale et possèdent 5 pétales et 5 sépales. Elles sont sont  hermaphrodites et regroupées en petites cymes.
Le fruit est un tétrakène.
Les adaptations aux milieux secs sont fréquentes.
De nombreuses espèces sont cultivées et utilisées pour leurs propriétés médicinales, alimentaires ou pour leurs huiles essentielles : menthe, sauge, thym, romarin, lavande, marjolaine, …

Lauraceae
Environ 900 espèces répandues dans les régions chaudes des deux mondes, 2 espèces habitant la région méditerranéenne.
Rochers et bois de la région méditerranéenne et du littoral du Sud-Ouest, Corse.
Laurier-Sauce. – Arbre de 2 à 40 mètres, aromatique, glabre, vert, très rameux, à rameaux dressés ; feuilles alternes, coriaces, persistantes, elliptiques-lancéolées, atténuées en court pétiole, penninervées, entières et ondulées aux bords ; fleurs dioïques, blanchâtres, odorantes en petites ombelles axillaires pédonculées et involucrées ; périanthe pétaloïde, caduc, à 4 divisions obovales égales ; 8-12 étamines sur 2 rangs, à anthères s’ouvrant de la base au sommet par des valvules ; 1 style court et épais, à stigmate subcapité ; ovaire libre, entourer de 2-4 stami-nodes tripartis ; drupe ellipsoïde, noire, à 1 seule graine.
Cultivées comme plantes ornementales et comme condiments.

Liliaceae

C’est l’une des plus grandes familles de plantes à fleurs avec ses presque 250 genres et 3500 espèces. La distribution est cosmopolite.
Ce sont des herbacées qui présentent très souvent des organes de réserve renflés tels les bulbes, rhizomes, etc. Certaines ont cependant des feuilles succulentes ou sont des plantes grimpantes.
Les feuilles ont des formes très diverses. Les fleurs sont généralement régulières et bisexuées, quelquefois solitaires mais plus souvent en racèmes ou plus ou moins en cyme. Les 3 sépales colorés se confondent avec les 3 pétales ; tous sont libres. On a généralement 6 étamines et un ovaire divisés en 3 carpelles soudés possédant de nombreux ovules. Le fruit est une capsule sèche ou plus rarement une baie charnue.
Les Liliaceae représentent une des familles les plus importantes du point de vue horticole. Ce sont toutes ces magnifiques fleurs caractérisées par une pollinisation par les insectes telles que le lis, la tulipe, la jacinthe…
Le genre Allium renferme des plantes alimentaires bien connues : oignons, poireaux, ail, asperges. D’autres Liliacées ont des usages médicinaux tel le colchique (colchicine).

Linaceae

Environ 235 espèces largement répandues dans tout le globe.
Plantes glabres ou pubescentes
Feuilles simples, sessiles ou courtement pétiolées, sans stipules.
Fleurs en cyme ou en corymbe, régulières, à
calice persistant, à 5-4 sépales ;
corolle à 5-4 pétales, onguiculés, tordus dans le bouton, très caducs ;
5-4 étamines fertiles, soudées en anneau à la base, alternant souvent avec 5-4 filets sans anthères ;
5-4 styles libres, ovaire libre.
Fruit capsulaire, subglobuleux, déhiscent, à 10-8 loges monospermes, formées par 5-4 cloisons complètes et 5-4 cloisons incomplètes ; graines ovales, comprimées, lisses.

Loranthaceae
Sous-arbrisseaux parasites sur les arbres par les racines traçantes entre l’écorce et le bois, à tiges et rameaux dichotomes, articulés, toujours verts, croissant en touffes.
Environ 630 espèces répandues dans presque tout le globe et principalement dans les régions tropicales.

Lythraceae
Famille composée d’environ 500 espèces réparties entre 20 à 25 genres, elle pousse sous tous les climats. Dans les pays tropicaux elle est représentée par des formes arbustives et par des formes herbacées dans les régions tempérées.
La fleur sort chiffonnée de son bouton à l’instar de la corolle du coquelicot ou du ciste. Les fruits sont secs, coriaces ou ligneux à très nombreuses graines.
Dans cette famille on distingue particulièrement :
-la salicaire (Lythrum salicaria ) qui peut porter 3 formes différentes de fleur et pousse au bord des eaux européennes.
-les saliquiers (Cuphae ), originaires du Mexique, répandus dans toutes les zones tropicales et parfois dans les serres chaudes d’Europe
-Lawsonia inermis , le henné,  seule espèce chez les Lythraceae dont les fleurs soient odorantes, est un arbuste de très ancienne renommée : les musulmans teignent en rouge, à l’aide de ses feuilles, cheveux, barbe, ongles, peau selon des indications rituelles ou artistiques.
-Lagerstroemia indica, petit arbre qui pousse en Chine et au Japon, est un arbre ornemental acclimaté à nos régions.

Magnoliaceae
Au printemps les Magnoliaceae, dans les parcs et les jardins, attirent toujours l’attention admirative par leurs fleurs harmonieuses blanches ou violettes, dressées et dont la forme en cloche fait un peu penser aux tulipes.
Les espèces cultivées sont des arbustes fleuris d’Asie orentale et d’Amérique du Nord.
Arbres et arbustes de la famille des Magnoliaceae  se caractérisent pas des feuilles alternes à bords unis  et des dépourvues d’écailles. Au contraire de la plupart des arbres et arbustes, leurs fleurs sont habituellement implantées sur le réceptacle en forme de colonne. Des quantités d’étamines,  entourent plusieurs ovaires non déformés.
Aujourd’hui la famille des Magnoliaceae est limitée plus étroitement qu’il y a quelques dizaines d’années.

Malpighiaceae
Cette famille tropicale est composée de 60 genres environ et divisée en 700 à 800 espèces.
Ce sont des arbres ou des arbustes, parfois des lianes.
On les rencontre depuis le Texas et la Californie jusqu’en Colombie et au Pérou. Les Malpighia sont cuItivées abondamment dans les jardins tropicaux comme arbustes de haies et aux îles Caraïbes où l’on raffole de ses sortes de petites cerises appelées “Barbados cherry”.
Le nom du genre rappelle le botaniste italien Malpighi, professeur d’université et, pendant les dernières années de sa vie, médecin personnel du pape Innocent XII.

Malvaceae
La famille des Malvaceae se subdivise en quelques 80 genres et plus de 1000 espèces. Leur répartition est cosmopolite mais plus concentrée en Amérique du Sud. Les individus sont de type herbacé, arbustifs ou arbres.
Les feuilles sont alternes et possèdent des stipules.
Les fleurs sont bisexuées et régulières. Leur calice possède 5 sépales parfois soudés. Leur corolle est composée de 5 pétales libres. Leurs étamines sont nombreuses et soudées en tube dans la partie inférieure. L’ovaire se divise en 5 carpelles soudés ou plus. Le fruit est une capsule ou plus rarement une baie charnue.
Le genre gossypium fournit le coton.
Certains hibiscus donnent un légume courant des pays chauds : le gombo.
D’autres sont employés pour leurs fibres résistantes ou comme plantes ornementales (rose trémière, hibiscus).
La mauve est le membre de la famille le plus courant dans l’hémisphère Nord.

Meliaceae
Les Meliaceae forment une petite famille d’arbres et d’arbustes tropicaux et subtropicaux comprenant environ 50 genres et 570 espèces. 
Les feuilles alternes isolées sont souvent composées, pennées et ne possèdent pas de stipule.
Les fleurs sont hermaphrodites, de symétrie radiale avec 5 pétales et 5 sépales et sont regroupées en cymes. 
Cette famille est particulièrement importante pour les bois de qualité qu’elle produit : le plus utile est l’acajou (Swietenia, Mahogany). Certaines espèces produisent des fruits comestibles (lansium) ou de l’huile extraite des graines (trichilia).

Menyanthaceae
Cette petite famille de 5 genres et d’environ 40 espèces est composée d’herbes pérennes aquatiques ou de milieux humides présentes sous la plupart des latitudes.
Famille proche des Gentianaceae, elle en diffère notamment par l’alternance des feuilles et l’habitat. 

Mimosaceae

Famille tropicale, elle n’existe pas à l’état naturel en Europe (on en trouve une seule espèce à Chypre).
La famille des Mimosaceae comprend environ 50 genres composés de quelques milliers d’espèces.
En principe, ce sont toujours des plantes ligneuses.
Les fleurs sont régulières et portent 5 sépales et 5 pétales. Elles sont le plus souvent petites, mais généralement serrées les unes contre les autres en inflorescences compactes, et comportent10 étamines au moins dans chaque fleur.
 On en vend des branches partout, très tôt au printemps, sous le nom de « mimosa », qui est, en réalité, une espèce d’acacia dont les feuilles sont doublement composées et pennées.
Cultivé, il prospère dans le midi et les régions soumises au climat maritime.

Monimiaceae
Les Monimiaceae sont des arbustes ou des arbres, des lianes, mais jamais des plantes herbacées; elles sont toujours vertes.
Leurs feuilles coriaces recèlent des glandes huileuses, qu’on voit en les observant au jour avec une loupe.
Les boutons floraux sont généralement munis d’une protection écailleuse et les feuilles, souvent opposées,
pas de stipules.
Les Monimiaceae sont caractérisées par des fleurs en forme de bol ou même de vase profond.
Les 2 loges polliniques d’une étamine s’ ouvrent en même temps, brusquement
Les fleurs ont une structure très différente : les pétales sont nombreux et écailleux, et on peut difficilement distinguer les sépales des pétales.
Les fleurs sont unisexuées ou bissexuées, elles contiennent soit beaucoup soit peu d’étamines.
Le fruit mûr, composé d’un réceptacle pulpeux et gonflé enveloppant les ovaires mûrs, soudés entre eux, ressemble absolument à un cynorrhodon ou à une figue.

Moraceae

Cette famille largement distribuée dans les régions tropicales, subtropicales  et dans quelques régions tempérées, comporte 75 genres et environ 3000 espèces d’arbres, d’arbuste et plus rarement de plantes herbacées.  On distingue cette famille des familles proches telles qu’Urticaceae, Cannabaceae,… par la présence d’un latex laiteux dans les tissus des plantes.
Cette famille contient de nombreuses espèces d’intérêts divers :
– intérêt alimentaire avec les figuiers, les mûriers, l’arbre à pain 
– intérêt ornemental
– intérêt économique avec la production de bois par chlorophora, brosimum ou la production de caoutchouc par le latex de certaines espèces de ficus.
   
Musaceae

Le bananier est le type de cette famille. Il ressemble à un arbre bas, avec quelques grandes feuilles écartées. Le pseudo-tronc se compose de pétioles en forme d’ailes, qui s’enroulent les uns autour des autres; des centaines de nervures latérales parallèles partent d’une nervure médiane épaissie.
Les fleurs, unisexuées, sont toutes mâles ou toutes femelles.
Les très nombreux ovules sont entassés dans l’angle intérieur de chacune des trois loges.
En transversale, une banane montre en son centre des points noirs qui indiquent l’emplacement des graines
On distingue 5 genres ; certains botanistes proposent de faire du genre une famille indépendante, en classant les autres genres dans d’autres familles.

Myricaceae
Environ 40 espèces habitant les régions tempérées et chaudes des deux mondes. on les trouve dans les landes et les marais, dans l’Ouest, jusque dans Le Cher, des Ardennes à l’Europe occidentale et boréale, en Asie et Amérique boréales.
Arbrisseau de 50 cm à 1-2 mètres, résineux, odorant, buissonneux ; jeunes pousses pubescentes, anguleuses ; feuilles alternes, caduques, atténuées en courts pétioles, oblongues-elliptiques, dentées dans le haut ou entières, uninervées, coriaces, glabres ou pubescentes, sans stipules
fleurs dioïques, sans périanthe, solitaires à la base d’une écaille persistante, disposées en chatons dressés, cylindriques ou ovoïdes, denses, sessiles, paraissant avant les feuilles ;
4-6 étamines ;
2 styles courts, stigmatifères; fruit un peu drupacé, ovoïde-ecomprimé, ponctué-résineux, uniloculaire, monosperme, indéhiscent.

Myristicaceae
La famille des Myristicaceae est formée de 15 genres et de 250 espèces qui poussent dans les pays tropicaux, surtout en Asie.
 Arbres de taille moyenne, ils habitent des forêts humides dans les montagnes de faible altitude. ce sont des arbres toujours verts qui renouvellent leurs feuillage tous les 2 ou 3 ans. Ils poussent des feuilles et des fleurs 1 à 2 fois par an.
Leur fruit est caractérisé par une arille plus ou moins découpée entourant la coque de l’amande. La pollinisation semble être opérée par de petits insectes ou par les milliers de fourmis qu’ils abritent.
Le Horsfieldia iryaghedi a un parfum délicieux, des graines oranges, une arille flamboyante. Le Monodora myristica , dont le fruit est désigné en Afrique sous le nom de “noix de muscade des Calabar” et en Amérique, où l’ont emporté les africains, sous le nom de “Jamaica nutmeg”, est une espèce inférieure de la noix de muscade (Myristica fragens), une de nos meilleures épices. e la même façon et de saveur et de forme très proches est le Pycnanthus angolensis , si riche en graisse que les indigène les embrochent à la file pour les enflammer comme des bougies.
 
Myrtacea
Environ 2.200 espèces, la plupart répandues dans les régions tropicales des deux mondes et dans l’Australie dont 50 espèces habitant l’Europe méridionale, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique,
I’Australie.
Arbrisseaux de 1 à 3 mètres, inerme, aromatique, toujours vert; feuilles opposées, très rapprochées, ovales lancéolés aiguës, entières, coriaces, persistantes, glabres et luisantes, sans stipules ; fleurs blanches, axillaires, solitaires, longuement pédoncules, odorants ; calice à tube soudé à l’ovaire, à 5 lobes étalés; 5 pétales ;
étamines nombreuses ;
1 style, à stigmate simple ; ovaire infère ;
baie à peine charnue, ovoïde, d’un noir bleuâtre, couronnée par le calice, à graines peu nombreuses.
Le myrte est un arbrisseau d’orangerie. Son bois est très estimé, ses fruits, âpres et résineux, sont mangés par les Arabes.

Nyctaginaceae
Famille représentée par 33 genres dont 290 espèces parmi lesquelles Bougainvillea et Mirabilis .  Arbres, buissons, herbes et lianes qui poussent dans des régions subtropicales à tropicales et quelques unes en régions tempérées.
Feuilles généralement opposées, pétiolées ou non, simple.
Leur usage est surtout ornemental comme le bougainvillier.

Nympheaceae
Environ 35 espèces croissant dans les eaux de presque tout le globe.
Feuilles flottantes, toutes radicales, longuement pétiolées, arrondies et échancrées en cœur ; herbes aquatiques, vivaces, à gros rhizome charnu.
Fleurs régulières, blanches ou jaunes, grandes, solitaires sur de longs pédoncules ;
sépales 4-5, grands, colorés en dedans;  pétales nombreux, souvent sur plusieurs rangs ;
étamines nombreuses, à filets pétaloïdes ;
stigmates sessiles, rayonnants, persistant ; ovaire libre ; fruit charnu herbacé, indéhiscent, à plusieurs loges contenant plusieurs graines.

Onagraceae
Cette famille cosmopolite comprend 18 genres et 640 espèces d’herbes, parfois d’arbustes, souvent aquatiques.
Les fleurs ont en général une symétrie radiale, elles sont hermaphrodites et possèdent 4 pétales et 4 sépales.
Le fruit est une capsule. 
Les genres les plus connus sont les epilobium, les fuschia, les oenothera, les clarkia, dont de nombreuses espèces et variétés sont cultivés comme plantes ornementales.

Orchidaceae

Plus de 5000 espèces largement répandues dans les régions tempérées et chaudes, de tout le globe, herbes vivaces, à tige simple, à racine tuberculeuse ou fibreuse.
Feuilles entières, engainantes ou embrassantes, alternes, parfois subopposées ou réduites à des écailles.
Fleurs hermaphrodites, irrégulières, de toutes couleurs, munies chacune d’une bractée, disposées en épi ou en grappe terminale, rarement solitaires.
Périanthe coloré, à tube soudé à l’ovaire, à 6 divisions pétaloïdes, 5 (dont 3 extérieures et 2 intérieures) occupant le haut de la fleur, la 6e (labelle) presque toujours dirigée en bas, souvent prolongée en éperon, différente des autres ; 3 étamines, à filets soudés avec le style et formant ensemble une sorte de colonne (gynostème), les 2 latérales stériles réduites à un petit mamelon ou nulles, la moyenne portant l’anthère seule fertile (dans le Cypripedium les 2 latéral sont fertiles et la moyenne pétaloïde stérile) ; anthère unique et à 2 loges, à pollen formant ordinairement 2 masses (Pollinies) compactes ou poudreuses, sessiles ou atténué en caudicule portant généralement à sa base une glande visqueuse (rétinacle) libre ou soudées à la glande voisine et parfois renfermée dans un repli (bursicule) qui surmonte le stigmate ; stigmate en forme de tache visqueuse placée sous l’anthère;
ovaire adhérent et infère ;
fruit capsulaire, à 1  loge, s’ouvrant en long par 3 valves qui reste adhérentes aux deux bout, à graines très nombreuses et très petites.
 La plupart sont remarquables par la forme et la bizarrerie de leurs fleurs. Sans usages dans nos pays, les bulbes de quelques Orchidées exotiques fournissent le salep, produit composé de fécule et de gomme et employé dans l’alimentation. La vanille appartient aussi à cette famille.
 
Palmiers

La royale famille des Palmiers, serait composée, selon Linné, des “princes du monde végétal “.
Ces dômes feuillés qui se balancent sur des tiges flexibles ou dressées comme les colonnes d’un temple grec se retrouvent dans les contrées tropicales du monde entier. Symboles de pays chauds, ils marquent, bien que peu nombreux, la végétation tropicale de leur aspect typique.
Caractères généraux : ligneux arborescents, feuilles en général profondément découpées et armées d’épines, disposées en un large bouque au sommet de la tige, tronc élevé, très rarement ramifié. Fleurs nombreuses et petites par rapport à la dimension de la plante.
Ils peuvent se développer, dans les forêts comme des lianes gigantesques (parfois de plus de 200m de long) portant des épines sur leurs feuilles engainantes. La tige résistante et souple de ces lianes constitue le “rotin” matériau de base de meubles légers (Calamus, Daemonorops, Plectomania )  : il en existe des centaine d’espèces), toutes espèces originaires du sud-est asiatique.
Les feuilles sont dispersées au long du tronc chez les palmiers grimpants et groupées au sommet chez les espèces arborescentes.
La famille, très nombreuse, regroupe probablement plus de 4 000 espèces dont certaines ont une grande importance économique tels le palmier à huile (Elaeis guineensis), le corozo (Corozo oleifera), l’aréquier (Areca catechu ) qui donne la noix d’arec employée dans la confection des chiques de bétel, employées par une grande partie de l’Asie, les dattiers (Phoenix dactylifera), les Borasus, les Raphia dont les jardiniers apprécient les feuilles découpées (Raphia ruffia de madagascar) et qui donnent aussi le vin de palme (R.hookeri). Chez presque tous les palmiers, la jeune pousse (le coeur de palmier) est comestible. La nervure médiane des feuilles sert de mât aux bateaux indigènes des côtes de l’Afrique occidentale. Dans l’est de l’Indonésie et en Nouvelle-Guinée, la matière première de la nourriture, des vêtements et de la construction était fournie par les sagoutiers (Metroxylon) ; le sagou est une farine contenue dans le stipe.
Le Roystonea regia borde les avenues du midi de l’Europe sous le nom de “palmier royal”. Les fruits d’Hyphaene thebaica sert d’ivoire végétal depuis le temps des pharaons.
Le doum (Chamaerops humilis) est le seul palmier européen.
Les Nypa poussent immergés dans les mangroves. Les cocotiers, sont originaires d’Amérique du sud ; Cocos nucifera semble être originaire du sud-est de l’Asie tropicale : on en tire un fruit, de l’eau de coco, du lait de coco, des fibres qui servent dans la confection de tapis, chapeaux etc..
 
Papaveraceae

Les 26 genres et environ 250 espèces des Papaveraceae sont essentiellement localisés dans la zone tempérée de l’hémisphère nord. Ce sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, avec quelques arbustes.
Les feuilles présentent une disposition alterne ; elles sont exemptes de stipules et sont  dites entières ; elles sont souvent lobées ou profondément découpées.
Grandes et colorées, les fleurs sont solitaires et disposées en cyme ou en racème. Elles sont régulières et bisexuées. Les deux sépales libres sont rapidement caducs à l’ouverture de la fleur. Les pétales sont généralement soudés entre eux au moins à leur base. Ils sont disposés par série de 4, colorés et souvent chiffonnés dans le bourgeon. Les étamines sont organisées en nombreuses rangées. L’appareil reproducteur femelle se compose d’un ovaire à 2 ou plusieurs carpelles soudés, le tout renfermant de nombreux ovules.
Le fruit est une capsule.
Toutes les plantes de cette famille produisent du latex : celui du pavot, incolore, constitue l’opium dont on retire la morphine et la codéine, qui sont des calmants.
A partir des graines est fabriquée l’huile d’oeillette.
Certaines papaveraceae sont utilisées comme plantes ornementales.
Coquelicot et chélidoine sont des membres de cette famille que l’on rencontre dans les prairies.  

Passifloraceae
Cette famille est composée de lianes ou de petites plantes grimpantes, mais elle comprend également des arbres et parfois des arbustes. On la trouve dans toutes les régions tropicales et subtropicales.
La famille comprend 11 genres et 600 espèces.
La fleur est caractérisée, en dehors des 5 pétales, par la présence d’une « pseudo-corolle ». L’ovaire est supère.
Le fruit est uniloculaire. Les graines sont couchées dans une pulpe juteuse et visqueuse et ont un tégument pustulé.
Le genre le plus réputé est Passiflora  (du latin passio: passion, fleur) qui comprend 400 espèces.   
 
Pedaliaceae
Cette petite famille, d’environ 16 genres et 50 espèces, habite surtout les tropiques en Asie et en Afrique.
Ces plantes poussent souvent prés de la mer.
Leurs feuilles opposées n’ont pas de stipule.
La fleur plus ou moins en forme de trompette est à symétrie bilatérale
En dehors de particularités difficiles à apercevoir, on reconnaît bien le fruit, ailé ou épineux.  

Pinaceae
Environ 70 espèces habitant l’hémisphère boréal des deux mondes.
Arbres élevés, droits, à branches et rameaux verticillés et étalés.
Feuilles réunies à la base par 25 dans une gaine membraneuse et écailleuse, allongées, linéaires en aiguille, persistantes.
Fleurs monoïques. Chatons mâles agglomérés ou disposés en grappe, chatons femelles très petits, axillaires, solitaires, opposés ou verticillés ;
cônes généralement coniques, à écailles imbriquées spiralées, ligneuses, persistantes, épaissies au sommet en une sorte d’écusson rhomboïdal mamelonné ou mucroné au centre, non entremêlées de bractées, à maturation bisannuelle, rarement trisannuelles ;
graines géminées à la base de chaque écaille, ovoïdes comprimées, terminées par une aile caduque ; 5-12 cotylédons.
Chatons insérés à la base des rameaux de l’année.
Bois riches en résine et de première qualité pour les constructions et les mâtures.

Piperaceae
Les Piperaceae poussent partout sous les tropiques, rarement ailleurs.
La famille se divise en 10 à 12 genres dont Piper, l’un des plus riche du monde des plantes en espèces, se compose d’au moins 600 espèces poussant partout dans les régions tropicales humides.
Ce sont des plantes herbacées, ou des arbustes, souvent des plantes grimpantes.
Les tiges sont caractérisées par des noeuds enflés.
De petites fleurs sans calice sont groupées en épis étroitement serrés.
L’ovaire tubulaire est accompagné d’étamines, 2, 3, 6 ou davantage. L’ovaire porte un ou plusieurs stigmates pliés.
L’effet irritant, brûlant, du poivre sur les yeux et dans le nez a parfois été utilisé par les voleurs voleurs cherchant à décourager leurs poursuivants.
 
Plantaginaceae
Plantes herbacées ou un peu ligneuses.
Environ 200 espèces répandues dans presque tout le globe.
Feuilles simples, toutes radicales ou opposées sur la tige, sessiles ou à pétiole dilaté à la base, sans stipules.
Fleurs régulières, blanches, brunâtres on jaunâtres, petites, sessiles, en épis ou en tête denses, rarement solitaires.
Calice persistant, à 4 divisions ;
corolle monopétale, marcescente scarieuse, imbriquée dans le bouton, à 4 divisions ;
4 étamines, longuement saillantes, alternes avec les lobes de la corolle, insérées à sa base, rarement sur le réceptacle ; anthères mobiles, à 2 loges parallèles s’ouvrant en long ; 1 style filiforme, à stigmate entier poilu papilleux ; ovaire libre ;
fruit sec, à 1-4 loges à une ou plusieurs graines.

Poaceae

Environ 4000 espèces largement répandues dans tout le globe, qui fournissent à l’homme et aux animaux domestiques les principaux aliments dont ils se nourrissent, et donnent aux graminées la première place parmi les plantes utiles.

Dans tous les pays, en effet, les graminées cultivées (céréales) servent à l’alimentation des peuples civilisés : le blé en Europe, en Afrique et dans une partie de l’Amérique ; le riz, dans l’Inde, la Chine et le Japon ; les maïs dans l’Amérique du Sud et sur les côtes du Pacifique ; le seigle, l’orge, l’avoine, dans les montagnes et les contrées du Nord. La graine de toutes ces plantes contient de l’amidon, des principes azotés comme le gluten et l’albumine, des matières grasses, du sucre, des phosphates; aussi constitue-t-elle pour l’homme un aliment complet. Plusieurs industries importantes, distilleries, brasseries, amidonneries, tirent leurs matières premières des graminées. Elles sont aussi utilisées pour un grand nombre d’autres usages : couverture des bâtiments, litière des animaux, chapeaux, nattes, balais, paillasses et paillassons. La médecine utilise le chiendent, le riz, l’orge mondé, l’avoine et quelques autres espèces.
Un très petit nombre renferment des principes nuisibles : l’ivraie de nos moissons, dont les propriétés narcotiques étaient reconnues dès la plus haute Antiquité.
Les graminées, enfin, constituent partout la masse des prairies naturelles et sont la base de l’alimentation des herbivores.
Il est donc vrai de dire que cette famille est de beaucoup la plus importante.

Polygalaceae
Près de 260 espèces habitant les deux mondes, plantes herbacées ou un peu ligneuses à la base, glabres pubérulentes.
Feuilles entières, petites, sessiles, toutes ou les supérieures alternes, sans stipules.
Fleurs irrégulières bleues, roses, blanches ou jaunes, munies chacune de 3 bractées, axillaires ou en grappe terminales ;
5 sépales très inégaux, les 3 extérieurs petits, les 2 intérieurs grands, pétaloïdes, en forme d’ailes ;
3 pétales inégaux, l’inférieur plus grand, courbé en carène, laciniée frangé ;
8 étamines, à filets soudés avec les pétales, à anthères réunies quatre à quatre en 2 faisceaux opposés ;
1 style, à stigmate bifide ; ovaire libre ;
fruit capsulaire, comprimé, ailé, émargé, à 2 loges monospermes;
graines poilues munies d’un arille lobé.

Polygonaceae   
Environ 750 espèces dispersaient dans tout le globe. Plantes herbacées ou un peu ligneuses à la base, et tiges articulées noueuses. Les unes, comme le sarrasin, l’oseille, la patience, sont alimentaires. Beaucoup renferment de l’acide oxalique, et ont des propriétés toniques ou purgatives, comme la rhubarbe, la bistorte. D’autres, comme la renouée, nuisent aux cultures que souvent elles infestent. Plusieurs espèces de rumex et de polygonum s’hybrident entre elles quand elles croissent ensemble et leurs produits ont été longtemps regardés comme de bonnes espèces.
Fleurs hermaphrodites, vertes, rouges ou blanches, en faux verticilles, épis, grappes ou panicules, dioïques ou polygames.
Périanthe persistant, herbacé ou pétaloïde, à 4-6 divisions libres ou soudées à la base ;
5-8 étamines, insérées à la base du périanthe ou sur un disque hypogyne ; anthères à 2 loges s’ouvrant en longs ; 2-3 styles ou stigmates ; ovaire libre ;
fruit sec, uniloculaire, monosperme, indéhiscent, renfermé entre les divisions du périanthe souvent accrescent;
graine dressée dans la loge.

Portulacaceae
Environ 145 espèces, répandues dans tout le globe, plantes herbacées, plus ou moins charnues, très glabres.
Feuilles entières, presque toujours opposées, sans stipules.
Fleurs régulières ou peu irrégulières, jaunes ou blanches, solitaires ou en petits faisceaux ; calice à 2-3 sépales ; 4-6 pétales, libres ou soudés à la base, insérés sur le calice ; 3-12 étamines libres ou adhérents aux pétales ;
style divisé en 3-6 branches stigmatifères ; ovaire libre ou semi-adhérent ;
fruit capsulaire à 1 loge et à plusieurs graines, s’ouvrant circulairement ou en 3 valves.

Primulaceae   
Environ 350 espèces répandues surtout dans les régions tempérées de l’hémisphères boréal, plantes herbacées, vivaces ou annuelles, caulescentes ou acaules.
Feuilles simples, rarement découpées, sans stipules.
Fleurs ordinairement régulières, de couleurs variées, axillaires ou terminales.
Calice persistant, à 5 (rarement 4 ou 6-7) divisions ; corolle monopétale, nulle dans un genre, caduque ou marcescente, à 5 (rare ment 4 ou 6-7) lobes;
4-7 étamines, insérées sur la corolle et opposées à ses divisions ;
1 style, à stigmate simple ; ovaire libre, rarement semi-adhérent ;
fruit capsulaire uniloculaire, ordinairement polysperme, s’ouvrant tantôt en long par des valves, tantôt en travers par un couvercle. 
Un grand nombre de ces plantes sont cultivées comme plantes d’ornement.

Proteaceae
Famille composée de 60 genres et de 1 300 espèces de formes variées, ses exemplaires poussent surtout dans les contrées sèches de l’hémisphère Sud. On les trouve ainsi en Australie (750 espèces), en Afrique du sud (465 espèces), en Éthiopie et dans les savane de l’Afrique occidentale.
Grevillea et Stenocarpus sont cultivées pour leur bois et comme plantes ornementales. Les Protea sont des plantes ornementales recherchées pour leur feuillage changeant.

Punicaceae
Du latin punicus, punique, parce que le Grenadier lut introduit à Rome au temps au guerres puniques, ou plutôt de puniceus, rouge écarlate, à cause de la couleur de la fleurs.
Il forme des haies en région méditerranéenne, en France et Corse, où il est naturalisé, ainsi qu’en Europe et Afrique. Indigène dans l’Orient, depuis la Grèce jusqu’à  l’Inde.
Arbrisseau de 2-5 mètres, à rameaux un peu épineux ; feuilles opposées, oblongues, entières, glabres et luisantes, caduques, sans stipules;
fleurs toutes d’un rouges écarlate, régulières, grandes, sessiles, solitaires ou au sommet des rameaux;
calice rouge, charnu, à tube soudé à l’ovaire, et 5-7 lobes coriaces persistants ;
5-7 pétales, insérés à la gorge du calice ;
étamines nombreuses ;
1 style, à stigmate en tête fruit (balauste) gros charnu, subglobuleux, contracté en col, d’un jaune rougeâtre, à graines nombreuses, serrées, anguleuses pulpeuses et acidulées.

Ranunculaceae
Cette famille comprend environ 50 genres et plus de 1800 espèces répartis majoritairement dans les régions tempérées et froides des deux hémisphères. Ce sont pour la plupart des plantes herbacées. Certaines sont vivaces par l’intermédiaire d’une souche ramassée ou d’un rhizome.
Les feuilles peuvent être reliées à la racine ou insérées sur la tige, alternes, parfois opposées. La morphologie des feuilles est variée ; elles sont souvent divisées ou palmées.
L’inflorescence est terminale avec des fleurs en cyme, plus rarement solitaires. Elles sont généralement régulières et bisexuées. Les pièces florales sont disposées en spirale autour du réceptacle. Les 3 ou 5 sépales ont souvent l’apparence de pétales. Les étamines nombreuses et le ou les nombreux carpelles sont également ordonnés en spirale.
Le fruit est un akène ou un follicule à graines abondantes ou une baie.
La famille des Ranonculaceae est la famille du bouton d’or. On y trouve des plantes ornementales très communes : clématite (grimpante), delphinium, anémone, nigelle, trolle, aconit, hellébore, renoncule….
Beaucoup d’espèces sont toxiques.

Resedaceae
Environ 45 espèces répandues dans l’Europe, l’Asie occidentale et méridionale l’Afrique septentrionale et australe. Plantes herbacées, inodores.
Feuilles alternes, simples ou divisées.
Fleurs irrégulières, blanches ou jaunâtres, petites, bractéolées, en grappes ou épis terminaux  ;
calice persistant, à 4-5 sépales inégaux, souvent soudés à la base ;
4-6 pétales inégaux, laciniés, alternes avec les sépales ; 8-30 étamines, insérées sur un disque charnu ; 3-6 styles ; ovaire libre fruit capsulaire, déhiscent, formé de 3-6 carpelles tantôt soudés en capsule à 1 loge, tantôt libres et étalés en étoile.
 
Rhamnaceae
Environ 475 espèces répandues dans les régions tempérées, chaudes et tropicales des deux mondes. Arbrisseaux très rameux.
Feuilles alternes ou opposées, entières ou dentées, munies de stipules linéaires ou épineuses .
Fleurs régulières, jaunâtres ou verdâtres, petites, en fascicules ou en grappe axillaires ;
calice monosépale, à 4-5 lobes caducs, contigus avant la floraison;
4-5 pétales très petits, parfois nuls, plus courts que le calice et alterne avec ses lobes, insérés, avec les étamines, sur un disque adhérent au tube calicinal ;
4-5 étamines, opposées aux pétales;
1 style, à 1-4 stigmates; ovaire libre demi-adhérent;
fruit sec ou drupacé, à 1-4 noyaux.

Rosaceae

Les rosaceae sont une vaste et importante famille de 122 genres et 3370 espèces de plantes herbacées et ligneuses. La répartition est universelle mais plus particulièrement concentrée dans les régions tempérées de l’hémisphère nord.
Les feuilles sont alternes, rarement opposées, simples ou composées. Elles portent le plus souvent deux stipules à la base. Des glandes sont plus ou moins présentes  par  paire au sommet du pétiole.
Les fleurs sont régulières et bisexuées. Elles ont 5 sépales  et 5 pétales. Les étamines sont nombreuses et soudées au calice. Les carpelles sont nombreux et le plus souvent libres. Ils contiennent 2 ovules.
Les fruits sont très divers, secs ou charnus.
Certains genres ont une reproduction végétative, par drageon ou par stolon. Les fleurs des Rosaceae sont peu spécialisées pour la pollinisation, mais la grande production de pollen attire de nombreux insectes.
Cette famille rassemble le plaisir des yeux et celui du goût. En effet, la plupart des arbres fruitiers importants des régions tempérées en font partie : pommier, poirier, cerisier, prunier, mûrier, framboisier…
La rose est la plante ornementale par excellence.
La famille est également représentée par la potentille, l’alchemille, la reine des prés…

Rubiaceae
Cette vaste famille d’herbes et d’arbustes est composée de 500 genres et de 7000 espèces réparties sous toutes les latitudes mais plus particulièrement dans les zones tropicales et subtropicales. 
Les feuilles sont opposées, simples, entières et pourvues de stipules.
Les fleurs sont hermaphrodites avec symétrie radiale et possèdent 4 ou 5 pétales et sépales.
Le fruit est une capsule (quinquina, …), une baie (garance, …), une drupe (café, …), un diakène (gaillet, …).
Cette famille fournit un grand nombre de plantes “ utiles ” : le café provient de deux espèces de caféiers endémiques d’Afrique et de Madagascar : Coffea arabica et C. robusta.
La quinine, un alcaloïde utilisé pour lutter contre le paludisme, est extraite de l’écorce du quinina (Cinchona succirubra), poussant en Amérique du Sud.
Les racines de la garance des teinturiers étaient utilisées autrefois comme teinture naturelle.
Certaines espèces sont cultivées pour leurs qualités ornementales : gardenia, asperula; etc.

Rutaceae   
Cette famille d’herbes, d’arbustes et surtout d’arbres contient 150 genres et 900 espèces poussant dans les région tropicales et tempérés chaudes et plus particulièrement en Australie et en Afrique du Sud.
Les feuilles simples ou composées sont souvent opposées et possèdent généralement des poches sécrétrices d’huiles aromatiques. Les fleurs ont le plus souvent une symétrie radiale, hermaphrodites et possèdent 5 pétales et 5 sépales.
Les fruits sont très divers. Il s’agit d’une baie emplie de poils charnus comestibles dans le cas des agrumes. 
De nombreuses espèces ont un grand intérêt alimentaire : oranges, pamplemousse, mandarines, citrons,…
Certaines de ces plantes sont utilisées pour leurs huiles essentielles : bergamote, fleur d’oranger,…
  
Salicaceae   
Environ 180 espèces répandues dans presque tout le globe, l’Australie et la Malaisie exceptées. Arbres ou arbrisseaux, à bois blanc, mon et léger.
Feuilles caduques, alternes, simples, ordinairement munis de stipules caduques ou persistantes.
Fleurs dioïques, jaunâtres, verdâtres ou rougeâtres, en chatons cylindriques ou ovoïde, solitaires à l’aisselle d’écailles imbriquées, les mâles et les femelles disposées en chatons unisexués.
Périanthe réduit à 1–2 glandes ou à une cupule oblique placées à la base des étamines ou de l’ovaire ;
2-20 étamines, à filets libres ou plus ou moins soudées ; anthères à 2 loges s’ouvrant en dehors;
1 style, à stigmates entier ou bifide; ovaire libre;
fruit capsulaire, petit, ovoïde ou conique, uniloculaire, s’ouvrant du  sommet à la base en 2 valves qui se roulent en dehors; 
graines nombreuses, munies à la base de longs poils soyeux.

Santalaceae    La famille des Santalaceae comporte des plantes parasites. Le nombre d’espèces variant de 200 à 600 selon les botanistes, il est difficile de répartir les Santalaceae en genres bien délimités.
Il n’y a qu’un seul verticille de pièces florales
Le parfum du bois de santal flotte autour de plusieurs des aventures les plus intéressantes de l’histoire.    

Sapindaceae   
Cette famille tropicale et subtropicale contient 150 genres et 2000 espèces. Ce sont essentiellement des buissons, des arbres et des lianes.
Les fleurs hermaphrodites ont généralement une symétrie bilatérale. Leur nombre de pétales et de sépales est généralement de 4 ou 5. L’ovaire est formé de trois carpelles clos contenant chacun un seul ovule.
Le fruit est une capsule, une drupe, … 
Plusieurs plantes possèdent des fruits charnus comestibles (aphanie, allophyle, …) ou possédent un tégument comestible (litchi, mélicope).
La liane Paullinia est utilisée pour faire une boisson (guarana) au Brésil. 
L’écorce et les baies du savonnier sont utilisées pour faire du savon.
Les bois d’autres espèces sont de très bonne qualité (thouinie, allophyle, …).
Cette famille contient aussi des plantes ornementales telles que koelreuteria, xanthocera, dodonaea.     

Sapotaceae
La cinquantaine de genres et les 800 espèces de cette famille sont des arbres ou des arbustes tropicaux des forêts denses humides.
Les feuilles sont isolées, simples, entières et sans stipules.
Les fleurs sont hermaphrodites et s’ouvrent le plus souvent la nuit et sont alors pollinisées par les chauves souris.
Le fruit est une baie parfois assez grosse. 
Plusieurs espèces produisent des fruits comestibles (chrysophyllum, achras, …).
Le latex de certains arbres est utilisé. C’est surtout la production de bois commerciaux qui fait l’intérêt économique de cette famille : moabi, makoré, bois de fer, … 

Saxifragaceae
C’est une vaste famille qui comprend 80 genres et environ 1250 espèces. Ce sont principalement des plantes herbacées vivaces et des arbustes. Dans quelques cas, ce sont des plantes annuelles et des petits arbustes. La répartition est majoritairement en zone tempérée de l’hémisphère Nord. Il est difficile de déterminer des caractéristiques propres à cette famille du fait de son hétérogénéité.
Les feuilles sont sans stipule, habituellement simples et alternes,  mais parfois opposées ou composées.
La fleur présente 5 sépales et 4 ou 5 pétales toujours libres. Les étamines sont normalement deux fois plus nombreuses que les étamines. L’ovaire est composé de 2 ou 4 carpelles divisés en 1 à 3 loges.
Le fruit est généralement une capsule.
Certains membres de la famille des Saxifragaceae produisent des fruits, tel le groseillier. D’autres sont couramment utilisés comme plantes ornementales (les hortensias et les saxifrages).
  
Scrophulariaceae
Les Scrophulariaceae forment une large famille comprenant environ 220 genres et 3000 espèces réparties sur tous les continents et plus particulièrement sur les continent tempérés de l’hémisphère nord. Les membres de cette famille sont ordinairement des herbes et des arbrisseaux.
Les feuilles, en général simples, sont alternes ou opposées, et dépourvues de stipules.
Les fleurs hermaphrodites ont presque toujours une symétrie bilatérale.
Certaines espèces sont des parasites (rhinanthe, mélampyre, pédiculaire, …) qui, bien que pourvues de chlorophylle, plantent des suçoirs dans les racines d’autres plantes.
D’autres espèces ont un intérêt médicinal, la digitaline, par exemple, extraite de la digitale est un stimulant cardiaque.   

Simaroubaceae
La famille des Simaroubaceae comporte environ 20 genres et 120 espèces répartis en zones tropicales et subtropicales. Ce sont généralement des arbres ou des arbustes.
Les feuilles sont alternes, pennées et souvent composées.
Les fleurs, petites, sont régulières, bisexuées ou unisexuées ; elles s’organisent en épis de cymes ou en panicules denses. Un anneau basal sépare pétales et étamines. Ces dernières sont nombreuses et libres. L’ovaire est constitué de 2 à 5 carpelles; Chacun ne possède qu’un ovule.
Le fruit peut être une samare, ou une capsule.
Ailanthus en est le genre décoratif le plus important.
Le bois du genre quassia contient de la quassine, principe amer aux propriétés médicinales et les divers organes du végétal sont utilisés pour leurs propriétés médicinales (lutte contre la dysenterie, les maladies vénériennes…).
   
Solanaceae

Les Solanaceae comprennent 90 genres environ et plus de 2000 espèces réparties dans les régions chaudes du globe. Cette famille est particulièrement bien représentée sur le continent américain et en Australie.
Ce sont essentiellement des plantes herbacées et quelques arbustes et arbres.
Les fleurs hermaphrodites ont le plus souvent une symétrie radiale. Le calice est constituée de sépales soudées, persistant. La corolle est constituée de pétales soudées. Les pièces mâles possèdent 5 étamines et sont parfois soudées en une colonne jaune-orangé très visible. Le pistil est constitué de deux carpelles formant un ovaire contenant un grand nombre d’ovules.
Le fruit est une baie, une capsule.
Cette famille contient de nombreuses plantes familières telles que la tomate, la pomme de terre, l’aubergine, les poivrons, le piment…
Elle est également célèbre pour les nombreux alcaloïdes que contiennent ses membres : le tabac (nicotine), la belladone (atropine) et le datura produisent des poisons bien connus.
 
Sterculiaceae
Ce sont généralement des arbustes ou  des arbres, aux fleurs blanches bissexuées, mais il n’est pas rare de rencontrer des fleurs mâles et des fleurs femelles réunies même plante. On trouve très souvent une forte pilosité.
La famille pousse sous tous les tropiques et dans les régions subtropicales, répartie en 50 genres et environ
1 250 espèces. Parmi elles on distingue le cacaoier (Theobroma cacao), les sterculaires qui sentent si mauvais, les hermannia, les colas dont Cola nitida est le plus populaire servant à la fois d’aliment tonique et d’objet rituel.

Styracaceae
Composée de petits arbres ou arbustes, cette petite famille comprenant 12 genres d’environ 150 espèces, pousse essentiellement dans les régions les plus chaudes de l’Amérique, de l’Asie orientale et de la région méditerranéenne.
On distingue Styrax officinalis ,S. benzoin et S. tonkinensis , le”benjoin de Saïgon” qui passe actuellement pour le meilleur.

Taxaceae
Unique famille de l’ordre des Taxales, ses 5 genres et les 17 espèces des Taxaceae sont principalement localisés dans l’hémisphère Nord. Ce sont des arbres peu élevés ou des arbustes à feuilles persistantes. Ils sont inodores, peu ou pas résineux, monoïque ou dioïque.
L’écorce est fissurée ou en écailles.
Les feuilles sont simples, alternes, disposées en spirale mais donnant l’impression d’être sur deux rangs opposés. Elles sont molles, planes et d’un vert sombre.
Les fleurs sont dioïques.
Le cône mâle (maturation annuelle) présent sur les branches âgées, est solitaire, petit, jaunâtre, à écailles.
Les chatons femelles sont verts avec chacun un ovule unique dressé. Ils sont présent sur des branches âgées et sont matures après une ou deux saisons.
Le fruit est charnu, vert puis rouge vif. Le réceptacle pulpeux  (arille) contient la graine unique.
La famille est essentiellement représentée par l’if, souvent rencontré sous forme de haie.

Theaceae
Environ 100 espèces, qui sont toutes originaires des régions tempérées d’Asie; elles vivent à une altitude moyenne dans les forêts des montagnes tropicales. Les Chinois buvaient déjà du thé bien avant notre ère; la façon de préparer les infusions n’a probablement été découverte que par la suite, au début on se contentait de mâcher les feuilles de Thé. Le père Camellus (Georgius losephus Camellus, d’où le nom de Camellia) a étudié le Thé des Philippines dès 1700, mais, à l’époque, cette nouvelle herbe médicinale avait déjà fait son chemin.

Tiliaceae

Cette famille, surtout tropicale se compose de 40 genres et d’environ 470 espèces répandues dans tout le globe dont 12 habitant l’Europe, l’Asie tempérée et l’Amérique boréale.
Arbres et arbustes, quelquefois herbes, ils sont tous plus ou moins velus.
Le genre Tilia comporte une trentaine d’espèces, représentées exclusivement dans les zones tempérée et subtropicale de l’hémisphère Nord. Arbres de haute taille, leurs feuilles sont toutes caduques, dentées et en forme de coeur. Leurs fleurs blanchâtres ou jaunâtres, répandent un parfum incomparable, elles sont portées sur un pédoncule commun soudé dans une partie de sa longueur avec une longue bractée ligniforme d’un blanc jaunâtre: faisant office d’ailes, elles permettront aux petits fruits de s’envoler.
Du latin telurn, javelot : le bois du Tilleul servait chez les anciens à faire des javelots. Ou encore de tilos , fibre, évoquant l’utilisation ancienne du tilleul dans la fabrication de souliers, sacs, ficelles et paillasson à partir des fibres de son écorce.
Les tilleuls (Tilia europea, croisement entre le tilleul sauvage des bois T. cordata et le tilleul à grandes feuilles T.platyphyllos) sont cultivés partout pour l’élégance de leur port, la fraîcheur de leur ombrage et le parfum de leurs fleurs. Le tilleul argenté (T. tomentosa)
est originaire d’Asie mineure.
Les Chorchorus produisent le jute (C. capsularis), matière fibreuse la plus importante au monde après le coton et C. olitorius dont on consomme les feuilles fraîches en épinards ou réduites en poudre épaississante sous le nom de molokeya.
  
Tropeolaceae   
Proches des Geraniaceae, on reconnaît les Tropeolaceae à leur fruit  sans bec,  qui s’ouvre en trois quartiers lorsque le fruit est mûr, chaque quartier contenant une graine. La famille ne contient que le genre Tropaeolum (Capucines)composés d’environ 50 espèces mexicaines, descendant par les montagnes jusqu’en Argentine.
Les capucines que nous connaissons dans les jardins ont été introduites au XVIIIe siècle, elles étaient alors jaunes (T. peltophorum), l’aspect pelleté de leurs feuilles est inhabituel dans la famille.
Les feuilles peuvent être mangées en salade à l’instar des Brassicaceae. certaines espèces ont des tubercules comestibles : l’ysano (T. tuberosum) en Bolivie et le mastouche (T. patagonicum) au Chili.

Turneraceae   
Cette famille est composée de 10 genres et 120 espèces. Elle est représentée par des arbustes et des herbes, rarement des arbres, la plupart sous-tropicaux à tropicaux. On les trouve en Afrique du sud, à Madagascar, en Amérique centrale et sud, dans les Caraïbes.
Feuilles alternes, pétiolées, simples, avec ou sans stipules.
Plante hermaphrodite à autopollinisation ou par insectes.
Fleurs solitaires ou en inflorescences.
Fruit en capsules.
La moitié des espèces est du genre Turnera. 

Herbes aquatiques, à souche rampante ou fibreuse, à
feuilles engainantes, alternes ou toutes radicales, longuement linéaires, à nervures parallèles.
Fleurs unisexuées modestes, étroitement serrées les unes contre les autres en grand nombre : le pollen est transporté par le vent. Les fleurs femelles sont réunies toutes ensemble en une masse, ainsi que les fleurs mâles groupées au-dessus.
Un seul genre: Typha divisé en 8 espèces répandues dans presque tout le globe au long des ruisseaux et des étangs avec une préférence pour les régions tropicales. Leur aspect varie selon la région et les espèces s’hybrident. T. angustifolia pousse en Europe, en Amérique du nord où le “Common cat-tail” atteind 2 mètres. T. domingensis atteint les 4 m à Saint Domingue et dans le sud des États-Unis. T. glauca  ne dépasse pas 3m50 en Californie et au Guatemala. T. latifolia s’hybride avec T. angustifolia  pour border nos étendues d’eau.
Elles servent de litière aux animaux, à faire des paillassons ou couvrir des chaumières.
Les amérindiens savent se régaler du contenu des tiges jeunes et des fleurs.

Ulmaceae
Environ 16 espèces habitant l’hémisphère boréal des deux mondes.
Fleurs hermaphrodites.
Périanthe persistant, en cloche, à 4-8 lobes égaux, 4-8 étamines dressées, opposées aux lobes du périanthe, à anthères s’ouvrant en dehors ;
2 styles, divergents, stigmatiques à la face interne ; ovaire libre ;
fruit (samare) sec, aplani, échancré au sommet, entouré d’une aile large foliacée veinée, uniloculaire, monosperme, indéhiscent.
Fleurs rougeâtres, en fascicules latéraux, paraissant avant les feuilles ; feuilles alternes, courtement pétiolées, à base inégales, doublement dentées penninervées, à stipules caduques ; arbres à rameaux distiques dans un même plan, à ramuscules et pétioles pubescents.
Le bois très estimé pour le charronnage ; les feuilles consternation excellent fourrage ; les fruits, appelés “pain de hanneton”, sont mangées par les enfants.
 
Urticaceae

Environ 500 espèces répandues dans les régions tempérées ou chaudes de tout le globe terrestre. Plantes herbacées, à suc aqueux.
Cette famille est facilement reconnaissable, de façon indubitable, aux poils urticants qui se trouvent sur les tiges et les feuilles. Mais chez beaucoup d’espéces ces poils manquent. Un autre caractère de cette espéce est représenté par les petites fleurs unisexuées à  4 ou 5 étamines, courbées vers l’intérieur et le bas du bouton, et opposées aux sépales. En général, les tiges sont fibreuses, sans lait (et résistantes). La plupart des Urticaceae sont de mauvaises herbes, mais il existe quelques petits arbres dont le tronc contient de la moelle.
 
Valerianaceae  

 Cette famille se divise en 13 genres et environ 400 espèces, la moitié de ses membres appartenant au genre valeriana. On les trouve principalement dans l’hémisphère nord et en Amérique du Sud. Elles sont majoritairement herbacées ; certaines présentent  toutefois un port arbustif ou une forme en coussinet.
Les feuilles supérieures sont opposées, et généralement sans stipule; les feuilles basales sont souvent en rosette. L’inflorescence est organisée en cyme à nombreuses fleurs habituellement bisexuées et irrégulières. Le calice, quand il est présent , peut apparaître comme plumeux ou en forme d’outre. Les pétales sont soudés, présentant le plus souvent 5 lobes imbriqués et un long tube de corolle. Parfois se surajoute un long éperon nectarifère à la base. Les étamines soudées à la partie supérieure du tube sont en nombre variable. L’ovaire est formé de trois carpelles soudés.
Le fruit est un akène couronné d’une aigrette.
Plusieurs plantes de cette famille sont cultivées comme plantes alimentaires (mâche) ou comme plantes ornementales (valériane, centranthe).
On les utilise aussi en parfumerie et teinture.

Verbenaceae
Environ 100 genres et près de 3 000 espèces répandues presque toutes dans les régions chaudes de tout le globe.
Plantes herbacées ou ligneuses, à tiges et rameaux quadrangulaires.
Plusieurs sont cultivées comme ornement.
On trouve dans cette famille non seulement les verveines (Verbena ) dont V. officinalis, asiatique à l’origine, répandue pour ses propriétés officinales et/ou magiques à travers le monde entier mais également les lantaniers (Lantana), les Lippia dont la verveine odorante et le “bush tea” fait des feuilles séchées du L. adoensis, des Vitex dont le fameux “agneau chaste” (Vitex agnus-castus) utilisé dans les couvents pour échapper aux ardeurs de la chair, les magnifiques Clerodendrons et enfin les Avicennia qui poussent dans les mangroves du monde entier.

Violaceae
Environ 150 espèces répandues dans presque tout le globe.
Ce sont des plantes herbacées, rarement sous ligneuses à la base.
Les  feuilles sont toutes radicales ou alternes, simples, pétiolées, stipulées.
Fleurs irrégulières à calice persistant,elles sont de couleur
violette, bleue, blanche, jaune ou mélangée de ces  diverses couleurs.

Vitaceae
Environ 435 espèces répandues dans les régions tempérées et surtout chaudes de tout le globe.
Environ 30 espèces habitant les régions tempérées et chaudes de l’hémisphère boréal des deux mondes.
Arbuste sarmenteux, grimpant, muni de vrilles opposées aux feuilles ; feuilles alternes, pétiolées. Du latin viere, lier : les tiges de la vigne, sarmenteuses et flexibles, sont aptes à faire des liens.
On le trouve dans les bois et les rochers bien abrités de tout le Midi. Cultivé en grand dans toute la France et en Corse mais aussi en Europe méridionale, Asie occidentale États Unis d’Amérique et Afrique septentrionale.
Les usages et propriété de la vigne, ainsi que ses produits, sont bien connus.
 
Zingiberaceae

La famille des Zingiberaceae est constituée d’une cinquantaine de genres et de plus de 1000 espèces présentes essentiellement dans les forêts tropicales et plus particulièrement en Indo-Malaisie. Ces plantes herbacées vivaces possèdent de vigoureux organes souterrains souvent aromatiques: rhizomes charnus riches en amidon et tubercules. Les parties aériennes sont courtes.
Les feuilles, en général engainantes, émergent du rhizome. L’inflorescence est variée, composée de fleurs hermaphrodites à symétrie bilatérale avec une structure complexe. Elles possèdent une sorte de “ labelle ” provenant de la fusion de deux pièces mâles dégénérées.  L’appareil reproducteur mâle est réduit à une seule étamine. L’ovaire, est constitué de trois carpelles soudés. Le fruit est une capsule colorée. 
Les fleurs sont en général superbes et de nombreuses plantes sont cultivées pour leurs qualités ornementales (hedychium, kaempferia, roscoea, alpinia…).
La richesse en huiles essentielles et aromatiques de cette famille fait qu’elle contient de nombreuses plantes condimentaires et médicinales. Le curry contient de la poudre issue des tubercules de curcuma, il contient aussi du gingembre (Zingiber officinale), un autre membre de cette famille. Les graines des fruits de la cardamome (Elettaria cardamomum) contiennent un essence délicate qui ne se conserve que quand les graines restent dans la capsule du fruit.

Zygophyllaceae   

Famille constituée de 25 à 30 genres, groupant environ 200 espèces dont environ 110 espèces répandues dans les régions chaudes et tropicales surtout l’hémisphère boréal.
Ce sont pour la plupart de “mauvaises herbes” des tropiques (Zygophyllum fabago, faux câprier). Ils forment, dans sa plus grande partie, la végétation du désert. Beaucoup d’espèces sont méditerranéennes.
En dehors des herbacées, la famille des Zygophyllaceae comporte des arbres dont le gaïac (Guaiacum officinale L.), au bois le plus dur du monde et des arbustes tels les nitraires de Sibérie (Nitraria sp.) qui poussent en terrains salés et dont on extrait la soude et le Nitraria schoberi  (Mongolie, Tibet, Australie) qui est la “plante à salpêtre”.   

Extrait du CD-Rom « Secrets de Plantes » réalisé par Maryvonne Pellay avec l’Ecole des plantes